La nécessité de réhabilitation des rues des quartiers a toujours été une préoccupation majeure à Aïn Beïda, la plus grande agglomération de la wilaya. Dans ce contexte, une opération a été entamée pour le revêtement des rues des cités et quartiers en enrobé pour une enveloppe estimée à 9 milliards de centimes. L’opération, confiée à l’entreprise spécialisée dans les travaux routiers, Sotrob, qui a concrétisé jusqu’au mois de juillet un taux de plus de 35%, selon des sources concordantes, est à l’arrêt faute d’un ordre de service (ODS) à l’entreprise, comme le stipule le code des marchés. Une situation qui a contraint cette dernière à arrêter les travaux en l’absence de ce document, au demeurant l’unique garantie pour le payement des travaux. D’où les interrogations des citoyens sur la situation pour laquelle une enveloppe financière a été dégagée. D’autres sources font aussi état du non-démarrage d’autres projets dans la même ville ayant trait à l’éclairage public, l’embellissement, la réalisation de giratoires, l’aménagement des bourgades telles Bir Ounès… Par ailleurs, des travaux de revêtement de trottoirs et de mise en place de bordures et de certains parkings sont en cours au chef-lieu de wilaya, notamment au niveau de la rue menant vers le siège de la commune où les citoyens constatent de visu l’entassement de grandes quantités de sable destinées à ces travaux. L’initiative en elle-même est plus que louable dans la mesure où elle donne un nouveau look à l’artère concernée, cependant les citoyens souhaitent que l’opération se poursuive et se généralise aux autres artères et ne se limite pas à la prise en charge des seuls lieux pouvant être constatés de visu par les responsables de la wilaya. Car l’état de la chaussée à l’intérieur des cités est lamentable depuis des années avec la présence de nids-de-poule engendrés le plus souvent par les fuites d’eau récurrentes, des dos-d’âne non conformes et autres comme dans les cités El Houria, El Moustakbel, Malki Harkati… Le phénomène de l’absence de revêtement de routes est constaté aussi à Aïn Mlila (61 kilomètres à l’ouest du chef-lieu de wilaya) où les pluies mettent à nu les carences des axes routiers et engendrent des inondations. Quant à la situation des rues et routes des villages et bourgades rurales, c’est une autre histoire ! K. M.