Les membres du bureau local du Syndicat national des praticiens publics (Snpsp) de l’Etablissement public hospitalier Slimane-Amirat de Aïn Mlila (61km à l’ouest du chef-lieu de wilaya) déplorent la « situation chaotique » de l’établissement.

Dans le communiqué, dont copie remise à la presse datée du 26 février 2018, ils font également part de l’ignorance des lois par la direction, notamment les articles 50 à 53 bis et 54, 55 de la loi 90/14 du 02 Juin 1990, et les articles 57, 28, 29, 37, 165 de l’Ordonnance présidentielle 06-03 du juin 2006 relative au statut particulier de la Fonction publique.
Dans ce sillage, le syndicat fait part dans son communiqué de la prononciation de trois différents avis pour une même demande déposée en date du 18 février 2018, concernant l’autorisation d’une assemblée générale (défavorable le 18 février, favorable le 20 février, défavorable le 22 février).
Le syndicat dénonce aussi la suspension abusive du président du bureau local du Snpsp de l’EPH Slimane-Amirat, suite à la dénonciation par ce dernier de la situation chaotique de l’établissement, en énumérant de nombreux dépassements, à l’exemple de la suspension puis la réquisition d’une sage-femme dans sa fonction le lendemain, le recrutement d’un agent paramédical dans un service sensible et sa programmation dans le tableau de garde sans dossier de recrutement et sans signature du P-V d’installation, l’absence des responsables sur le terrain et le manque de discipline chez les employés, les désagréments entravant la quiétude et le repos des patients à cause de la période de la visite autorisée toute la journée, l’absence de sécurité particulièrement au niveau des urgences engendrant l’exposition du corps médical et paramédical aux risques d’agressions quotidiennes. D’autre part, le communiqué du syndicat fait aussi part de nombreuses insuffisances entravant la mission médicale telles l’insuffisance de l’hygiène, absence de chaufferie dans certains services très sensibles tels la pédiatrie (salles de consultations, de médicaments et d’analyses biologiques pour les urgences cardio-vasculaires). Une situation contraignant à les faire dans les labos privés, notamment en nocturne, absence de moyen de transport pour l’unité d’hospitalisation à domicile qui devait prendre en charge des patients en majorité cancéreux, instabilité du personnel de l’unité d’Anapath, table de lecture macroscopique acquise en 2015 non fonctionnelle à ce jour. Enfin, les membres du syndicat sollicitent l’intervention du ministère et du chef de l’Exécutif pour mettre fin à cette situation vécue par les patients de l’hôpital et invitent les responsables à des visites nocturnes pour constater de visu la situation.