Alors que le patrimoine forestier de la wilaya ne couvre que 13% à peine de la superficie globale de la wilaya et que la culture de l’arbre fait toujours défaut dans cette région des Aurès où des propriétaires de milliers d’hectares de terre ne daignent pas planter des arbres ne serait-ce que pour servir de clôture à leurs habitations, des gens trouvent encore le moyen d’arracher des arbres.

 En effet, des commerçants n’hésitent pas pour embellir les façades de leurs commerces à arracher sans autorisation des arbres centenaires localisés à proximité de leurs locaux. Pour cela, les gens profitent des week-end et de la nuit pour accomplir leur sale besogne de dégradation des arbres, alors que d’autres le font au su et au vu de tout le monde.  Combien de frênes arrachés sans être remplacés à Aïn Beïda (25 km à l’est d’Oum El Bouaghi) à titre d’exemple, engendrant par conséquent un aspect laid voire lugubre des cités et quartiers de la ville. Au chef-lieu de wilaya combien de pins ont été arrachés à la forêt urbaine de Sidi Rghiss à des fins de construction sans être suivis d’une opération de repeuplement, d’autant plus que les opérations de reboisement d’envergure de jadis grâce au volontariat des citoyens ne sont plus de mise. 

Combien de platanes au centre-ville et d’arbres centenaires du square morts sans être remplacés à Aïn Beïda. En l’absence d’associations de défense de l’environnement pour dénoncer ce genre de comportements négatifs envers la nature et le silence de celles existantes et des élus locaux, le préjudice à l’arbre se poursuit. Pis encore, du côté de Djazia, des dizaines d’arbres sont abattus par les fabricants illégaux de charbon en dépit de la lutte sans merci menée depuis des années par les services de la conservation des forêts et de la gendarmerie. Alors que les pouvoirs publics tentent de sauver le patrimoine forestier en initiant des projets, à l’exemple des forêts récréatives de Sidi Rghiss du chef-lieu de wilaya, de Aïn Chadjra (Aïn Beïda), de Bouzabine (Aïn Mlila) par la mise en place de parcs citadins, équipements de distractions et lieux de repos, les citoyens demeurent toujours indifférents à l’impact de l’arbre sur la vie, sur l’oxygénation, sur la nature et lui portent préjudice, voire l’éliminent pour une extension, une ouverture de porte…