Les conditions fixées pour le tirage au sort pour la omra sont jugées inéquitables par la frange des retraités de l’éducation de la wilaya d’Oum El Bouaghi qui exigent l’actualisation des textes des oeuvres sociales de l’éducation. Le tirage au sort effectué pour l’accomplissement de la omra se fait sur la base d’un taux de 50% pour les retraités et 50% pour les actifs.

Ce taux est réfuté par les retraités en raison de leur âge avancé par rapport aux actifs. De ce fait, ils proposent une proportion plus importante pour les retraités soit 60 ou 70% et 30 ou 40% pour les actifs, voire ne pas intégrer carrément les retraités âgés de plus de 65 ans dans le tirage au sort.
Ce tirage pénalise les retraités dans la mesure où leurs chances sont amoindries par rapport aux actifs. A titre d’exemple, un couple de retraités ayant exercé globalement plus de 60 ans n’a pas eu la chance de figurer ni dans la liste des lauréats ni dans la liste d’attente du tirage au sort 2018 pour la omra organisée par les oeuvres sociales de l’éducation de la wilaya d’Oum El Bouaghi, contrairement à des actifs dont l’âge ne dépasse pas les 22 ans et ayant à peine 2 ans d’exercice. « Ce n’est point équitable », juge un sexagénaire ayant passé trente ans de tablier. De ce fait, les retraités jugent utiles de proposer de nouvelles conditions pour la participation au tirage au sort de la omra, particulièrement l’âge pour lequel il faut exiger 40 ans au minimum et l’exercice sur le terrain pour au moins une dizaine d’années.
D’autre part, les retraités sont pénalisés pour ce qui est de l’avantage du prêt pour l’achat d’un véhicule à cause, selon le président de la commission des œuvres sociales de l’éducation de la wilaya d’Oum El Bouaghi, des difficultés rencontrées sur le terrain pour le remboursement du prêt en question. Il s’agit selon la même source de l’absence de convention entre l’Education et Algérie Poste pour permettre l’amputation mensuelle à la source. Cette situation pénalise, voire marginalise les retraités alors qu’il est de l’obligation de la commission nationale d’envisager une solution et non priver cette catégorie de travailleurs du prêt en question. S’agissant des cures thermales dont le besoin pour les retraités est plus qu’important, compte tenu de la fragilité de leur santé d’autant plus que le bénéficiaire participe financièrement à hauteur de 40%, elles n’ont plus cours comme auparavant pour des raisons que les enseignants actifs et les retraités ignorent.
Contacté pour de plus amples informations sur les revendications des retraités, M. Hamlaoui premier responsable du bureau de la commission des œuvres sociales de l’éducation de la wilaya d’Oum El Bouaghi est catégorique. « Nous exécutons des textes adoptés par les membres de l’assemblée générale comportant cependant des vides et des insuffisances pour lesquelles les membres n’ont cessé de demander la tenue d‘assemblées générales extraordinaires pour les réviser, mais sans écho en dépit de l’existence d’une décision ministérielle de révision datant de 2 ans ». Et d’ajouter : « Alors que les œuvres sociales sont de nature associative, elles sont gérées par la loi 21/90 de comptabilité publique. Quel aspect de solution (administratif ou associatif) doit-on trouver au problème des œuvres sociales ? » s’interroge le même responsable des œuvres sociales de l’éducation de la wilaya d’Oum El Bouaghi.
Enfin les retraités de l’éducation qui ont sacrifié toute leur vie pour inculquer le savoir et éduquer des générations continueront à subir les méfaits des textes les privant d’avantages auxquels ils ont droit dans l’attente de leur actualisation. Comme aucun syndicat ni association n’est présent sur le terrain pour les représenter et les défendre, ceux qu’on appelle communément « Ailina li zaoual » (les près à partir), doivent patienter ! n