Par Kader M.
La campagne électorale qui prend fin aujourd’hui a été réellement laborieuse pour les candidats à l’hémicycle Zighoud-Youcef et les chefs de parti de passage dans la région. Ils ont fait réellement face à des difficultés pour retrouver l’écho favorable des foules de jadis aux rassemblements et meetings programmés.
En premier lieu, les espaces d’affichage des listes électorales sont demeurés presque vides depuis le début de la campagne, et ce, en dépit de l’arrivée de nouvelles têtes chez les indépendants, contrairement aux formations politiques traditionnelles telles que RND, FLN, TAJ, MSP, Front El Moustakbal, dont l’aura s’est estompée auprès des citoyens.
Nonobstant l’anarchie de l’affichage des portraits des candidats en quête d’audience, faisant totalement fi de la réglementation, le manque d’expérience et l’ignorance de facteurs nécessaires pour mener à bien une campagne et convaincre les électeurs à adhérer n’étaient pas en reste. Il s’agit notamment des moyens financiers, un personnel qualifié et habitué à la politique.
Faut-il rappeler que bon nombre de candidats misant sur la proximité ne disposent pas du tout de directeur de campagne ni de programme. Ils tentent d’amadouer l’électeur avec des promesses connues et déjà avancées lors des précédentes joutes électorales, telles l’amélioration de la condition sociale, l’emploi des jeunes diplômés, la dynamisation de l’économie, la prise en charge des préoccupations majeures des citoyens et autres… Alors que le contexte socio-politico-économique difficile du pays a été complètement omis par les candidats qui ne connaissent pas vraiment quel est le rôle du député et la qualité nationale de son mandat pour légiférer.
Le nomadisme politique n’est pas en reste comme à l’accoutumée avec des figures toujours présentes aux joutes électorales à l’exemple de certains ayant participé auparavant aux élections locales sans pouvoir décrocher une place. Ils sont revenus à l’occasion de ces législatives briguer un mandat avec une autre formation politique.
De nombreux autres candidats ont préféré les réseaux sociaux pour attirer l’attention des électeurs face aux rassemblements qui ne drainent pas les foules et n’ont pas manqué de faire l’objet de toutes sortes de critiques des internautes.
Région des Aurès acquise auparavant au FLN, la wilaya d’Oum El Bouaghi n’a pas fait exception cette fois quant à miser sur la donne tribale avec, bien sûr, des rencontres autour d’un couscous bien garni à l’approche du jour J.
Enfin, notons l’absence d’un réel programme basé sur la conviction politique chez de nombreux candidats qui se sont rués sur les listes indépendantes.