Depuis le lancement du plan «Tahsil», le 25 février 2017, les services de la Direction de distribution ont procédé à plus de 10 125 coupures pour non-paiement de créances d’un montant de 231 606 804,73 DA et décelé plus de 500 cas de fraude pour plus de 3 405 263 KW d’énergie électrique volée estimés pour un montant de 25 045 318,17 DA.

La plupart des cas de fraude ont été comptabilisés dans la région d’Aïn Fakroun. Considéré par le collectif de la Direction de distribution de l’électricité de la wilaya d’Oum El Bouaghi comme une véritable opération de sauvetage de l’entreprise de la faillite, avec un impact sur le sort de plus de 500 travailleurs guettés par le licenciement, le plan «Tahsil» (recouvrement) adopté par l’ex-Sonelgaz de la wilaya d’Oum El Bouaghi n’a pas atteint les effets escomptés, selon des sources concordantes. Face à l’ampleur des créances détenues par les abonnés ordinaires, les communes et les administrations, estimées à 2 025 636 138 DA, la Direction de distribution d’Oum El Bouaghi a mobilisé toutes ses ressources humaines en dépêchant pas moins de 44 équipes pour sillonner les agglomérations de la wilaya. Lesquelles équipes sont renforcées par des travailleurs volontaires le week-end, afin d’assurer le succès de cette opération qui a été largement médiatisée.
Néanmoins, les encaissements demeurent en deçà des objectifs, puisque depuis le début de l’opération «Tahsil», la Direction de distribution d’Oum El Bouaghi n’a pu encaisser que 529 604 215,51 DA seulement à travers ses cinq agences commerciales.
En dépit de l’élargissement de l’opération «Tahsil», incluant toutes les agences commerciales de la wilaya, plus de 1 237 424 001,44 DA de créances d’abonnés ordinaires n’ont pas été honorées à ce jour et se répartissent entre Aïn Fakroun 684 811 338,25 DA, Aïn Mlila 266 163 951,68 DA, Aïn Beïda 157 286 439,06 DA, Oum El Bouaghi 110 749 765,34 DA, Meskiana 18 412 507,11 DA. S’agissant des créances détenues par les administrations, elles se chiffrent à 8 611 503,82 DA avec, en tête, les Directions des impôts et de la Protection civile avec respectivement 3 508 297,63 DA et 1 642 145,19 DA. Les créances détenues par les communes, estimées à 70 752 794,01 DA, sont considérées comme colossales. Les communes de Aïn Beïda, Sigus et Ouled Gacem détiennent, à elles trois, une dette de 26 776 667,35 DA.