Alors que la wilaya dispose de nombreuses structures et établissements hospitaliers, la prise en charge des patients accuse encore des insuffisances, notamment au niveau des services des urgences particulièrement en période nocturne où de nombreux patients n’ont pas cessé de déplorer la situation.

Cela étant, la conjoncture économique a influé sur la concrétisation de projets de santé publique datant de plusieurs années. Néanmoins, avec le dégel des projets stratégiques, la wilaya d’Oum El Bouaghi dispose de nombreux projets en cours de réalisation dans le secteur de la santé. Il s’agit du projet de réalisation d’un établissement public hospitalier de capacité 240 lits à Aïn M’lila (65 kilomètres à l’ouest du chef-lieu de wilaya) dont le taux d’avancement des travaux avoisine les 65% et dont la réception est prévue fin 2020, selon des sources concordantes. Le projet de l’hôpital de Aïn Fakroun (25 kilomètres à l’ouest d’Oum El Bouaghi) d’une capacité 120 lits qui viendra renforcer l’actuel résultant d’une conversion d’une polyclinique, et celui de Aïn Kercha (localité à mi-chemin entre Aïn M’lila et Aïn Fakroun) d’une capacité de 60 lits, qui viendra à point nommé mettre fin au calvaire vécu par la population de ce chef-lieu de daira quant à l’évacuation de ses patients vers Aïn M’lila ou Aïn Fakroun. Les deux infrastructures seront probablement réceptionnées en 2021. D’autre part, pas moins de 3 projets dont les études sont achevées depuis belle lurette attendent le feu vert pour leur lancement. Il s’agit en effet du projet de l’établissement public hospitalier du chef-lieu de wilaya d’une capacité la 240 lits, constituant la première inscription d’un projet d’hôpital pour la première fois depuis la promotion d’Oum El Bouaghi au rang de chef-lieu de wilaya, qui viendra en renfort aux hôpitaux existants que sont Med Boudiaf (conversion d’une ex-mouhafadha FLN non conforme aux normes), Ibn Sina (un ex-hôpital colonial de campagne qui a couté des sommes colossales pour sa réhabilitation). Les deux autres projets à Souk Naâmane (60 lits), Dhalaa (60 lits) attendent également leur inscription. Il importe de rappeler le déficit de certaines spécialités notamment la gynécologie, la cardiologie et autres. L’hôpital mère et enfant Dr Boumali de Aïn Beïda, disposant d’une soixantaine de lits, chapeauté par 5 gynécologues et 7 anesthésistes, assure une trentaine de gardes par semaine, dépassant ses capacités à cause de l’affluence enregistrée selon des sources concordantes.