L’Assemblée populaire de la wilaya d’Oum El Bouaghi a tenu jeudi sa seconde session ordinaire consacrée à plusieurs secteurs, parmi lesquels l’agriculture, notamment les campagnes labours-semailles et moissons-battage, les forêts et autres.

Comme l’on est en pleine saison estivale, caractérisée actuellement par la montée des chaleurs et leur impact sur les risques d’incendie de forêt, l’occasion a été propice pour les élus de l’Assemblée populaire de la wilaya de passer en revue, jeudi, le secteur de l’agriculture et des forêts.
Sachant que le patrimoine forestier constitue la source primordiale d’oxygène, ce dernier couvrant plus de 13% de la superficie globale de la wilaya se concentrant en cinq principaux lieux. Il s’agit des forêts des Harractas couvrant les communes de Djazia Dhalaa, Zorg et Oued Nini sur une superficie globale de 26 000 ha, d’Aïn Mlila s’étalant sur les communes d’Aïn Mlila, Sigus, Ouled Gacem et Aïn Kercha, sur une superficie de 21 000 ha, Hmimet –Guellif, s’étalant à travers les communes d’Aïn Babouche et Aïn Zitoun sur une superficie de 5 000 ha, Chabkat Selaoua, sur 3 000 ha, dans la commune d’Aïn Diss, Chabka El Beïda et Oum Kechrid sur 3 000 ha dans les communes d’Aïn Fakroun et Aïn Kercha, Kalaat Ouled Sellam, sur 3 000 ha à travers la commune de Souk Naamane. Le tissu forestier de la wilaya se compose essentiellement de 34 759 ha de forêts naturelles, 23 352 ha de maquis et 24 654 ha de reboisement. Le patrimoine forestier géré par la Conservation des forêts a bénéficié d’un nouveau programme comportant des opérations sectorielles sur une superficie totale de 1 230 ha réparties en 230 ha de reboisement, 100 ha de repeuplement et 900 ha d’entretien de reboisement. Cela étant, le patrimoine forestier comptabilise depuis des années des opérations de dégradation d’envergure d’arbres ayant débuté durant les années de la décennie noire. Ces initiatives destructrices sont exécutées à des fins de fabrication de charbon par des réseaux spécialisés écumant particulièrement la plus grande forêt de la wilaya, en l’occurrence celle des Haractas s’étalant dans la commune de Djazia, dépendant de la daïra de Dhalaa (extrême sud-est de la wilaya). La lutte engagée par les pouvoirs publics avec la participation des citoyens pour juguler le phénomène semble avoir donné ses fruits, puisque le phénomène s’est atténué ces dernières années. L’établissement de 374 procès-verbaux (dont 167 à l’encontre d’individus identifiés), la saisie de 1 797 sacs de charbon, cinq (05) scies mécaniques, sont parmi les mesures entreprises pour lutter contre le phénomène. Ces derniers ont été confortés par l’arrêté du wali n°1080 du 15 avril 2013 interdisant l’exploitation des forêts de pins d’Alep à des fins de fabrication de charbon et stipulant l’augmentation de l’amende de dédommagement à 10 000 DA en faveur des services forestiers ainsi que l’emploi de 120 jeunes de la région dans les travaux des corrections torrentielles après leur formation. L’insuffisance de la répression nécessaire a engendré la récidive des contrevenants à cause de la faiblesse des amendes stipulées par la loi 12-84 des forêts et celle du nombre d’agents forestiers au niveau des communes de Djazia, Rhia, Zorg, Fkirina et Aïn Beïda a fait que le phénomène continue à persister. Parmi les nouvelles mesures ayant eu un impact sur les contrevenants, il y a lieu de signaler l’application effective depuis juin 2014 de la convention avec la gendarmerie et la direction générale des forêts, notamment en matière d’échanges d’informations et d’expériences, l’entreprise de descentes inopinées des équipes mixtes gendarmerie-forêts, qui ont concrétisé 54 opérations au total depuis janvier 2017, soldées par la destruction de 143 charbonnières.