D’une capacité théorique globale d’accueil de 900 places pour un effectif existant de 617 élèves, les centres spécialisés chapeautés par la direction de l’action sociale (DAS) de la wilaya d’Oum El Bouaghi accusent de nombreuses insuffisances que les élus de l’Assemblée populaire de wilaya n’ont pas manqué de soulever lors de la tenue de la quatrième session ordinaire,  le 26 décembre 2018.

Dans ce sillage, un déficit remarquable en moyens pédagogiques et l’insuffisance d’équipements médicaux pour les premiers soins à l’infirmerie entravent le fonctionnement de bon nombre d’entre eux. Pis, les résidents (internes) de l’Ecole des enfants handicapés auditifs du chef-lieu de wilaya ne disposent pas de douches. L’autre préoccupation soulevée demeure le déficit accru de l’encadrement pédagogique (enseignants de français, musique, éducation physique…) dans ces centres qui fonctionnent de ce fait avec des encadreurs recrutés dans le cadre des contrats du pré-emploi. Alors que l’Ecole des enfants handicapés visuels du chef-lieu de wilaya ne dispose pas d’économe depuis 2016 et le nombre d’éducatrices spécialisées est de loin insuffisant pour la prise en charge des internes. Elle accueille plus de 50% d’élèves provenant d’autres régions disposant de la même structure, selon le rapport de l’APW.
Le centre psycho-pédagogique pour enfant handicapés mentaux du chef-lieu de wilaya ne dispose ni d’un staff médical ni d’un psychologue permanent (fonctionnaire), au moment où le centre similaire d’Aïn Beïda nécessite la réhabilitation de l’espace extérieur qui subit des jets de déchets des riverains.
Orthophonistes, psychologues et autres encadrements pédagogiques spécialisés font défaut au centre psychopédagogique des enfants handicapés-moteurs d’Aïn Beïda, alors que le centre psycho-pédagogique des handicapés mentaux de Meskiana ne dispose, selon la même source, ni de téléphone ni de gardien ni de chauffeur de bus ni de chauffage dans le restaurant.
Enfin, le centre de rééducation des mineurs d’Aïn Mlila ne dispose ni d’un médecin ni d’une ambulance alors que les moyens matériels pour la formation (coiffure, pâtisserie, peinture…) nécessaires à leur intégration sont de loin insuffisants.