Désormais la fermeture des marchés à bestiaux, décidée par le chef de l’exécutif pour le mois de janvier suite à l’apparition de la pathologie de la fièvre aphteuse chez les ovins, a fait l’objet d’une prolongation pour le mois de février, selon des sources concordantes de la direction des services agricoles de la wilaya d’Oum El Bouaghi. Pour rappel, la fièvre aphteuse s’est déclarée dans plus d’une vingtaine de communes de la wilaya et, à l’instar des autres régions du pays, la wilaya d’Oum El Bouaghi a bénéficié d’une quantité de 30 000 doses de vaccin. Cette dernière a été utilisée par les services concernés pour prévenir la pathologie chez les sujets sains (ovins). Cependant, la pathologie a décimé au 31 janvier 2019 pas moins de 600 ovins, selon la même source. D’autre part, la wilaya d’Oum El Bouaghi a bénéficié d’une première tranche de pas moins de 80 000 doses de vaccin qui permettra d’entamer la campagne de vaccination contre la peste des petits ruminants (PPR) qui ne s’est pas déclarée jusqu’à présent dans la région dans le cadre du programme national de vaccination, pour lequel le ministère a acquis une première tranche de 5 millions de doses de vaccin anti-PPR. Ayant une vocation agropastorale, la wilaya d’Oum El Bouaghi comptabilise un cheptel ovin estimé à 600 000 têtes et, de ce fait, les services agricoles et notamment ceux chargés de la santé animale sont en état d’alerte depuis l’apparition de la pathologie. C’est ainsi que des visites quotidiennes sont effectuées sur le terrain par des équipes de vétérinaires pour porter aide et assistance aux éleveurs et établir ainsi le bilan de l’évolution de la situation d’autant plus que l’économie de la wilaya d’Oum El Bouaghi repose sur la bonne santé de son cheptel, pour lequel la pratique de l’élevage constitue une activité primordiale pour la vocation de la wilaya Devant cette situation, la Caisse régionale de mutualité agricole (CRMA) à laquelle sont affiliés de nombreux agriculteurs, a organisé une campagne de sensibilisation sur la nécessité de contracter une assurance pour leur cheptel, au demeurant tributaire de la condition de détention d’un certificat de vaccination, afin de pouvoir bénéficier d’éventuels dédommagements en cas d’atteinte de leur cheptel par la pathologie.