D’Oum El Bouaghi, Kader M.
A l’approche de la rentrée scolaire et dans le souci d’assurer une meilleure disponibilité et vente des livres scolaires à travers la wilaya et éviter les queues interminables de ces dernières années à cause de l’insuffisance des points de vente, la Direction du commerce semble cette fois avoir pris le taureau par les cornes.
En effet, après avoir diligenté une enquête sur la commercialisation du livre et les opérateurs économiques agréés par l’Office national de l’édition du livre scolaire et atténuer la tension sur les points de vente, les services de la Direction du commerce ont procédé à l’agrément de pas moins de 29 points de vente (opérateurs ou libraires). Ces derniers sont répartis ainsi à travers la wilaya,
6 à Oum El Bouaghi, 4 à Aïn Beïda, 3 à Aïn Mlila, 2 à Sigus, 1 à Bir Chouhada, 1 à Ouled Gacem, 1 à Ksar Sbahi, 4 à Aïn Fekroun, 1 à Dhala, 1 à Aïn Babouche et 1 à Fkirina.
S’agissant des prix, les services du commerce font savoir qu’il est visible sur la couverture et paraphé dans la convention liant l’Office national de l’édition du livre et l’opérateur. Si le prix des fournitures scolaires demeurent tributaires de l’offre et de la demande, selon les mêmes services, qui font part aussi de leur large disponibilité sur le marché, les parents d’élèves déplorent la hausse des prix de certaines fournitures scolaires tels les cahiers de 96 et 288 pages, les sacs-à-dos, par rapport à l’année dernière.
L’augmentation des prix est exacerbée aussi par la faiblesse du nombre d’opérateurs disposant de l’autorisation préalable pour l’importation et le seul opérateur détenteur de cette autorisation n’a pas effectué une opération d’importation durant l’année 2021, ajoute la même source. Les services du commerce font aussi part de la nécessité du renouvellement des autorisations ayant aux produits de maquillage, d’entretien et autres produits jugés nocifs afin de pouvoir procéder à la numérisation et assurer le suivi du fichier des autorisations préalables avant la date butoir.
Face à l’absence souvent du pain ordinaire sur les étals des boulangeries, qui préfèrent vendre en concomitance ce qu’elles appellent «pain smid» à 15 DA la baguette alors qu’elle n’est pas dans les normes, les services du commerce ont lancé une opération de contrôle concernant la production-commercialisation de la farine au niveau des 3 minoteries de la wilaya ainsi que la sensibilisation des boulangers pour la nécessité de la production du pain ordinaire.
Enfin dans le cadre du rapprochement du service aux consommateurs, les services du commerce de la wilaya font part de l’autorisation de la vente du pain accordée par le ministère du Commerce à tous les détaillants d’alimentation générale sans autorisation préalable, à une seule condition, l’intégration de l’activité comme secondaire avec obligation d’approvisionnement auprès d’une boulangerie de la commune de résidence.