Les inondations ont encore frappé en Algérie, précisément à Chlef, où la crue d’oued Meknassa, provoquée par de fortes précipitations, vendredi, ont fait 7 morts, selon le nouveau bilan rendu public hier matin par la Protection civile, après que les services
de ce corps ont retrouvé le corps sans vie d’un sexagénaire.

Le drame s’est produit sur l’Autoroute Est-Ouest,à l’entrée de cette wilaya. En plus des décès enregistrés, le trafic routier a également été fortement affecté par cet incident, obligeant les autorités concernées à fermer complètement l’autoroute dans les deux sens. Ce nouveau décèsest venu s’ajouter au six déclarés depuis vendredi, concernant deux femmes, trois hommes et deux enfants, victimes d’une crue qui a emporté trois véhicules et inondé les maisons avoisinantes.
Il s’agit d’un bilan provisoire, et les éléments de la Protection poursuivaient, hier, leurs recherches intenses. Celles-ci se déroulaient avec le renfortde 37 éléments de différents grades de la Protection civile de Aïn Defla, envoyés dans la soirée de samedi pour porter main forte à leurs homologues de Chlef, a fait savoir la direction locale de ce corps constitué.
« Suite à la crue d’oued Meknassa relevant de la commune d’Oued Sly (Chlef), nous avons procédé, samedi en soirée, à l’envoi de 37 éléments de différents grades pour prêter main forte à nos homologues de cette wilaya », a-t-on souligné. En plus de l’élément humain comportant notamment des plongeurs, le renfort compte deux ambulances, un bus ainsi qu’un véhicule de transmissions, a-t-on souligné, ajoutant que les éléments envoyés « resteront à Chlef jusqu’à la fin de l’opération ».
Ce qui s’est produit vendredi à Chlef est, en fait, un nouveau rappel quant à la situation géographique de cette wilaya, où denombreuses communes sont constamment exposées aux inondations. La région est, en effet, connue pour sa vulnérabilité aux crues, et les inondations qui l’avaient frappée en novembre 2001, restent toujours vivantes dans la mémoire des populations ayant vécu ce drame, synonyme d’immenses pertes humaines et matériels, alors que nombreuses communes avaient été classées sinistrées, à l’exemple de Ténès, Talassa, Oum Drou, Oued Fodda ou encore Chlef.
Certes, il y a eu depuis la construction de plusieurs ouvrage servant de digue à la menace permanente des crues, mais il ne se passe quasiment pas un hiver sans que les débordements d’eau, nés des fortes pluies, neviennent mettre en péril la vie des habitants des villes longeant les oueds, observent ces derniers. Ce sont quelque 580 milliards qui ont été dégagés par l’Etat à l’époque pour trouver une solution à cette situation à hauts risques pour manque de digues pouvant faire face à aux déchaînements des crues.
Mais, aujourd’hui, des constructions privées sont en train d’être érigées sur les berges des rivières, particulièrement l’oued du Chelliff qui traverse plusieurs localités, posant de gros problèmes aux autorités locales et maintenant l’alerte en permanence. Mais aussi des drames comme celui qui s’est produit vendredi.