Par Kahina Sidhoum
Le groupe Manadjim El-Djazaïr a repris le contrôle de la société, en charge du projet Plomb-Zinc d’Oued Amizour. Un communiqué du ministère de l’Energie et des Mines, dimanche 27 mars, informe qu’une « nouvelle reconfiguration des parts dans la société chargée du projet Plomb-Zinc d’Oued Amizour a été opérée afin de se conformer à la règle 51/49 ».
Ainsi, 16% des actions du partenaire australien Terramin ont été cédées au profit des filiales du groupe Manadjim El-Djazaïr, l’Entreprise nationale des produits miniers non-ferreux et des substances utiles (Enof SPA) et l’Office national de recherche géologique et minière (ORGM). La partie algérienne détient 51% de la société contre 49% pour Terramin. Le ministère a annoncé, également, que les actionnaires de la joint-venture « ont décidé de passer à l’exploitation minière, conformément à l’étude de faisabilité du projet, approuvée dans le respect des règles édictées par les exigences liées à la préservation de l’environnement ». Le gisement de Oued Amizour dispose d’un potentiel minier exploitable estimé à 34 millions de tonnes pour une production annuelle de 170 000 tonnes de concentré de zinc, rappelle la même source.
La mise en service du site aura un impact positif sur la facture d’importation et sur les revenus à l’export. Elle devra aboutir à la création de près de 700 emplois directs. Au sujet de l’impact environnemental qui inquiète les habitants de la région, « la méthode d’exploitation répond aux exigences environnementales et aux spécificités de la nature du gisement », rassure le ministère de l’Energie et des Mines.