Un début de semaine  en trombe pour les prix du pétrole. Après s’être relevé de quelques jours de baisses en clôturant vendredi par un rebond sensible, l’or noir retrouvait encore plus de couleurs hier, à l’entame d’une nouvelle semaine, se permettant de culminer à hauteur de plus de 76 dollars en fin de journée.

Une journée comme on n’en avait plus revue depuis plus de trois années, et un nouveau record affiché aussi bien à Londres qu’à New York sans pour autant l’effet d’une quelconque surprise. Bien au contraire, l’envolée des cours était prévisible et pourrait gagner nettement en altitude en cette période qui voit les marchés se mouvoir au gré des hostilités que se livrent les Etats-Unis et l’Iran au détriment de leur accord sur le nucléaire, avec  le risque imminent de voir le président américain  mettre à exécution sa menace de s’en retirer le 12 mai et, en guise de riposte, Téhéran quitter cet accord, avec toutes les retombées en termes de tensions à l’international que pourrait générer pareil scénario.
Les quelques petits jours qui nous séparent du 12 mai risquent donc d’être encore plus chauds pour les relations entre  ces deux pays, qui se haïssent ouvertement et en toute diplomatie, et le pétrole pourrait s’enflammer encore plus et faire monter les enchères pour les pays consommateurs.
De leur côté,  les pays producteurs tirent automatiquement profit de la tendance haussière qui prévaut actuellement sur les marchés du Brut. Entre les 30 dollars,  et même moins, d’il y a un peu plus de deux années et les 76 dollars, et plus, affichés hier sur le marché londonien, les recettes en hydrocarbures ne sont plus les mêmes, et les équilibres financiers des pays dont l’économie en dépend non plus. A l’exemple de l’Algérie sans doute, même si cette remontée exceptionnelle des cours ne semble pas suffire pour éviter une loi de finance complémentaire annoncée pour l’été prochain en renfort à une loi de finances 2018 établie sur la base d’un baril à 50 dollars.
Ceci étant,  le meilleur service qui pourrait certainement être rendu à notre économie en ces temps précis serait celui de l’affranchir de la dépendance des hydrocarbures. En oubliant carrément que le  le baril se porte bien, on ne fera sans doute aucun mal à cette économie. Bien au contraire.