L’opération de renouvellement partiel du Sénat à Ouargla s’est terminée par la victoire du candidat indépendant Salim Belhasrouf. Ce nouveau sénateur, moins de quarante ans, a recueilli 137 des 395 voix exprimées.

Originaire de la commune de Taïbet (wilaya déléguée de Touggourt), sa victoire inattendue s’est doublée d’une autre surprise : aussitôt proclamé victorieux, il a surpris tout son monde en déclarant son adhésion au FLN ! Ce changement de casquette qui n’a pas été du goût de tout le monde a provoqué la polémique chez ses adversaires malheureux qui ont douté de la crédibilité et de la transparence du scrutin. C’est notamment le cas du candidat Mohamed Daoui, ancien député du parti El Karama considéré comme favori avant le vote. Le nouveau sénateur a, en effet, fait usage de propos qui ont troublé les cercles partisans et les élus locaux à Ouargla. Il a déclaré « s’attendre à sa victoire et qu’il était décidé à rejoindre le FLN parce que ce parti, c’est l’Etat et le pouvoir ». Favori, le candidat Mohamed Daoui a été classé dernier avec seulement 29 voix. Le candidat du RND, Mabrouk Tarfaoui a obtenu 86 voix. Quant à l’homme d’affaires Abdelkader Jediyi, il a obtenu 110 voix. 33 voix ont été annulées, selon les résultats affichés. L’ancien député d’El Karama a précisé son accusation : « Le processus de vote comme les mesures administratives et judiciaires pour le jour J s’est déroulé dans les meilleures conditions. Mais les pressions et l’achat des voix sur tous les plans ont altéré cette opération électorale ».<