A quelques centaines de mètres de l’aéroport de Aïn El Beïda, sur une terre plate, un peu argileuse et humide, les premières truffes de sable, nommée localement terfès, ont fait leur apparition. On les trouve à quelques mètres seulement de la RN 49.

Grâce aux fortes précipitations qui ont eu lieu durant la saison automnale, elles sont très abondantes cette année. Malgré cela, les prix restent très élevés et varient selon la qualité et la taille de la truffe.
Les cueilleurs de Terfès, une des appellations commerciales de cette espèce comestible de champignon souterrain, cultivée dans les coins les plus reculés, les vendent généralement sur les routes et ils sont très nombreux ces derniers jours sur la route des poids-lourds menant à Ghardaïa au niveau du carrefour reliant la localité de Bamendil, Mekhadma et Sidi Amrane. D’autres préfèrent s’installer à l’entrée du marché de la casbah. Sur les étals, il y a de toutes les tailles et les prix atteignent jusqu’à 4 500 DA le kilo. Moins chères, les petites truffes restent tout de même inabordables pour les ménagères. Malgré l’abondance des récoltes, notamment au niveau des régions steppiques et sahariennes, les prix demeurent très élevés. En 2016, le kilo de terfès a atteint les 5 000 DA chez certains marchands à Ouargla. A Tindouf et Laghouat, où il est prisé comme un aliment de luxe, les prix sont plus élevés cette année et ont franchis les 8 000 DA le kilo. Une demande qui semble relativement importante, suffisamment pour songer à son exportation vers l’étranger.
De forme plus ou moins globuleuse et mesurant quelques centimètres de diamètre et pesant de 30 à 300 grammes, ce fameux fruit souterrain des régions arides et semi-arides est utilisé dans les régions du Sud comme ingrédient culinaire. En quantité comme en taille, le terfès est le roi des tables sahraouies en cette période de l’année. Il est consommé pour son goût agréable, mais aussi pour ses richesses nutritives, car il contient des quantités importantes de protéines et en antioxydants. A Ouargla, il est consommé cuit à la vapeur ou en sauce rouge tandis qu’à Ghardaïa, on l’associe aux dattes dans une sauce sucrée-salée qui accompagne le couscous.