Un réseau composé de onze personnes (un Chinois et dix migrants Subsahariens) spécialisé dans l’abattage et la vente de viande d’âne a été démantelé à Ouargla. En effet, le maillage territorial des services de la Gendarmerie nationale, après une enquête minutieuse, a pu repérer le lieu de l’abattage et mettre la main sur les personnes responsables de ce crime sanitaire.

Un abattoir clandestin a été donc découvert au sein d’un chantier de construction, relevant de l’entreprise chinoise BUGC, chargée de la réalisation des 1700 logements location-vente (AADL) dans la ville de Ouargla. L’opération a permis de saisir plus de deux quintaux de viande d’âne destinés à la vente en plus de quatre ânes vivants destinés à l’abattage qui se fait, selon les récits, d’une façon cruelle. Les malfaiteurs enfoncent un couteau dans le cou de l’animal puis le frappent sur la tête jusqu’à la mort. Ils lui enlèvent ensuite la viande rouge et jettent le reste sur la voie publique, ce qui représente un véritable danger pour la santé des habitants. Selon une source non officielle, des cadres chinois de l’entreprise BUGC ont engagé des groupes spécialisés pour l’achat et la chasse d’ânes errants pour les égorger. Leur viande sert à préparer des repas chauds pour les travailleurs chinois. Les agents arrêtés et leurs responsables chinois ont été entendus. Ils font face à de lourdes accusations, à savoir l’ouverture d’un abattoir clandestin mettant en danger la santé publique, ainsi que l’hébergement et le recrutement de migrants clandestins, et d’autres accusations dans l’attente des résultats de l’enquête.