Les dernières soixante-douze heures ont été particulièrement agitées à Ouargla. Des affrontements parfois violents ont opposé des manifestants aux forces de l’ordre après le verdict de la justice dimanche matin concernant l’activiste Ameur Kerache, condamné à sept ans de prison ferme. Les charges retenues contre lui sont l’incitation à la violence et l’apologie du terrorisme via facebook notamment. Les échauffourées se sont poursuivies dimanche soir puis hier lundi dans la journée après une nuit marquée par des jets de pierres, des pneus brulés et des voies de circulation bloquées.
Durant la nuit de dimanche à lundi, le bruit des explosions des bombes lacrymogènes n’a pas cessé en particulier dans les périmètres urbains et quartiers populeux de Soukra, Mekhadma et Boughoufala. Les affrontements étaient visibles également à proximité de la direction de la sûreté urbaine, des lieux publics ont été saccagés et des policiers caillassés. Selon des témoins, il y a eu des blessés de part d’autres dont des manifestants touchés par des projectiles lacrymogènes. Des appels au calme ont été lancés à travers les réseaux sociaux sollicitant l’intervention des chouyoukhs et autres notabilités locales pour convaincre les manifestants de se retirer de la rue. Une présence policière importante est observée dans cette ville du sud devenue un épicentre de la contestation sociale depuis que le mouvement anti-chômeurs y a vu le jour au milieu de la décennie 2000. <