Le mouvement de protestation  des demandeurs d’emploi lancé la semaine dernière dans la wilaya d’Ouargla, contre les procédures de recrutement et l’insuffisance des postes offerts, s’est propagé à sa banlieue et à d’autres villes dans le Sud du pays comme El-menia, Touggourt, El Oued, Taibet, El Borma, El Hadjira, Adrar et El naama.

En effet, depuis mardi 6 juillet, date de la  publication de 720 offres d’emploi, les protestations ont éclaté dans la région d’Ouargla, et depuis, la situation est de pire en pire. D’une simple manifestation de chômeurs, elle se  transforma en véritable combat de rue, entre des émeutiers et les forces de police.

Dans toute la région d’Ouargla, les rues continuent de vivre une situation tendue, qui dégénère, les soirs, en violents affrontements, jusqu’à l’aube, entre les chômeurs et les forces anti émeutes. Le matin, un moment de calme provisoire s’installe durant les premières heures , avant que les affrontements ne reprennent et s’intensifient le soir.

Ouargla est depuis quelques jours une ville sous tension. Routes bloquées, circulation interrompue, commerces fermés. Aucun accès à la ville n’est possible. D’ailleurs, des dizaines de bus et de camions en provenance du nord du pays et se dirigeant vers Ouargla, Touggourt, Hassi Messaoud, Ain Amenas et illizi sont bloqués, après la fermeture de la RN3, au niveau de la commune de Djamaa, daïra d’el M’ghaier .

À l’intérieur de la ville, la pénurie de carburant se fait fortement sentir. Transport en commun absent et les files d’attente des automobilistes devant les stations de services, s’ajoute au décor désolant des lieux.

À leur tour, les boulangers ont averti que si la route reste fermée et si le ravitaillement en farine ne se fait pas, cela va provoquer une grave crise de pain.

Dans cette atmosphère d’insécurité et d’incertitude, le wali d’Ouargla, intervient enfin après des jours de silence et tente d’apaiser les esprits.

Le wali d’Ouargla, et après une rencontre avec les ayanes et chouyoukhs de la région, samedi dernier, qui n’a apparemment pas apporté de fruits, s’est adressé, dimanche soir, aux protestataires à travers les ondes de la radio locale. Il a tenté de rassurer les jeunes en colère en rappelant les efforts fournis depuis son installation à la tête de la wilaya en faisant références aux deux tests de recrutement pour Sonatrach en2019. “ Depuis mon installation à la tête de la wilaya d’Ouargla en octobre 2019, j’étais le seul qui a appliqué la circulaire ministérielle conjointe du 11 janvier 2017. Hamdoulilah, on a fait deux tests de recrutement pour Sonatrach en 2019, le premier contenait 525 postes et le deuxième 519 postes” a t-il révélé.

Il a ajouté que “les tests se sont déroulés dans la transparence et j’ai veillé personnellement au bon déroulement des épreuves. J’ai voulu qu’elle soit une première à Ouargla. Les 1000 candidats participants sont tous de Ouargla et ils ont été tous réussis et ont été installés dans leur postes“, à t-il assuré avant d’affirmer qu’aucun étrangers à la wilaya n’a été détecté lors de ces tests. « D’ailleurs, on a enregistré aucun recours ou aucune réclamation ni sur la liste ni sur les candidats lors de ces deux épreuves » a t-il lancé.