Ses confrères et sa famille lancent un appel au directeur de la Cnas afin d’activer la signature de l’attestation de prise en charge avant qu’il ne soit trop tard. Inscrit depuis plus d’un mois à l’hôpital spécialisé en transplantation cardiaque Marie-Lannelongue, en région parisienne, Lazhar, malgré son état très grave, n’a pu être évacué, le directeur de la Cnas refusant de signer la prise en charge pour des raisons qu’on ignore encore.

Selon un cadre de la direction de la Cnas, le premier responsable de cette institution a rejeté le dossier du journaliste sous prétexte que la prise en charge est très coûteuse et très longue, tandis qu’un membre de la commission, qui refuse de révéler son nom, se justifie par le fait que les greffes du cœur ne sont pas incluses dans la liste des maladies prises en charge par la Caisse. Pourtant, la Cnas est conventionnée avec les meilleurs centres spécialisés en cardiologie vasculaire et transplantation cardiaque en France, tels le groupe hospitalier public La Pitié-Salpêtrière et la clinique Marie-Lannelongue et bien d’autres. C’est ce qu’on a constaté à travers les contacts avec ces hôpitaux et qui nous laisse nous interroger sur les véritables bénéficiaires de ces prises en charge. Lazhar Serokane, un des meilleurs journalistes du Sud, qui exerce à la radio locale de Ouargla depuis plus de 10 ans, souffre depuis plus de 5 mois d’une insuffisance cardiaque sévère nécessitant une greffe du cœur urgente. Après des mois de combat, le confrère est entré, jeudi soir, dans un coma, et ceci, dans l’indifférence totale de la communauté journalistique, locale et nationale.