Plusieurs routes ont été bloqué et des rassemblements enregistrés a travers la wilaya d’Ouargla ces derniers 24 heures. Dimanche, c’est au niveau du quartier populaire Mekhadma et la commune de Rouissat que les protestations ont été les plus importantes.

Sous un soleil cuisant, une chaleur de plomb et un vent infernal qui s’est abattu sur la ville ce dimanche, des dizaines de jeunes ont squatté la rue et organisé un vaste mouvement de protestation.

D’abord dans le quartier populaire de Mekhadma, les protestataires ont bloqué tous les chemins menant à leur quartier, pour dénoncer les conditions de vie qui empirent,  devant l’insouciance des responsables locaux. Tous les axes ont été donc fermés. Les manifestants se sont servis de pierres, de pneus et de vieux tonneaux métalliques pour bloquer les chemins. Du rond point « des 400 » jusqu’à l’intérieur du quartier. Les routes au niveau du CFPA et de la cité 300 logements, ont été couvertes de pierre, rendant tout passage impossible. Les habitants, réclament surtout la réhabilitation des routes, résoudre le problème des eaux usées qui envahissent une grande partie des lieux et le chômage. Depuis ce quartier, qui se situe en plein centre ville d’Ouargla, et jusqu’à  les localités de Sidi Omrane et Bouameur,  les routes sont quasi inaccessibles, depuis plus de trois ans déjà. L’entreprise de canalisation de Cosider, qui avait installé plusieurs chantiers allant de la cité des 80 logements,  de l’intérieur de Mekhadma jusqu’à Sidi Amrane, dans le but d’installer et réhabiliter les réseaux d’assainissement.  A ce jour, les travaux n’ont pas pris fin et les routes restent en très mauvais état, difficilement accessibles. C’est d’ailleurs l’état de la majorité des rues et routes qui ont connu le passage des bulldozers de Cosider. 

 Un peu plus loin et au niveau de la commune de Rouissat (5 Km du chef lieu de wilaya), les habitants ont organisé un rassemblement devant le siège de l’apc .  Ces derniers expriment leur colère et dénoncent la marginalisation systématique déployés, selon eux,  par les élus de l’assemblée actuelle et dont ils sont victimes. Sur une banderole géante suspendue à l’entrée du siège de la commune sur laquelle on pouvait lire « la commune,  du peuple et au peuple ».

D’autres banderoles et pancartes portent des messages dénonçant la gestion malsaine des membres de l’APC de Rouissat.  Ils dénoncent l’absence de développement, les équipements sportifs, l’éclairage public, l’état désastreux des routes, la vétusté et l’absences des réseaux d’assainissement et surtout le pilage des fonciers agricoles. 

Deux jours avant, les habitants du quartier de Bamendil ont organisé un grand rassemblement devant le siège de la wilaya d’Ouargla pour réclamer la récupération de l’assiette foncière, destinée à contenir un lycée, mais qu’elle a été détourné illégalement par un homme d’affaire.

Le même jour, les habitants de la zone frontalière El-Borma, ont organisé un rassemblement pour réclamer leur part de développement. Cette localité, qui se situe à 400 km du chef lieu de wilaya, est fortement touchée par la précarité. Malgré les bases pétrolières implantées sur son territoire, cette ville n’a bénéficié presque d’aucun projet ‘’réel’’ de développement. Ses habitants vivent la discrimination de toute sorte.