Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière Mohamed Miraoui a supervisé, hier matin, le lancement du premier concours régional d’accès au résidanat dans le sud du pays, qui s’est déroulé à la faculté de médecine, à l’université Kasdi-Merbah Ouargla.

Environ 450 médecins généralistes, exerçant dans les neuf wilayas du Sud, se disputeront les 198 postes ouverts à raison de 22 postes/wilaya. Il est dédié aux pratiquants médicaux exerçant dans la santé publique, les entreprises et les administrations publiques, affiliées au secteur de la santé à Ouargla, Adrar, Béchar, Ghardaïa, Tindouf, Illizi, Biskra, El Oued et Tamanrasset.
Le ministre de la Santé, dans son allocution inaugurale, a déclaré que ce concours vise à garantir une mise à niveau spécialisée continue au profit des citoyens du Sud. « Nous visons à offrir une occasion réelle aux médecins généralistes exerçant dans ces régions de rejoindre la formation et obtenir le diplôme d’étude médicale spécialisée, à condition que ces derniers s’engagent, à la fin de la formation, d’assurer un service continue dans leurs postes d’origine et pour une durée de six ans », précise Mohamed Miraoui.
Il a ajouté que l’organisation de ce concours sera annuelle et le médecin généraliste, inscrit dans cette formation résidentielle, préservera son salaire global durant toute la durée de la formation. Il aura le statut d’un médecin résident et sera soumis aux mêmes procédures de formation applicables.
« L’organisation de ce concours est la concrétisation de la décision du Premier ministre, lors du Conseil gouvernemental tenu le 4 juillet 2019 durant lequel la problématique de la promotion de la prise en charge des soins médicaux dans le Sud et les Hauts-Plateaux a été longuement débattue. Plusieurs décisions ont émergé de cette réunion pour l’amélioration de la couverture médicale dans ces régions dont la levée du gel sur 25 projets concernant la création d’établissements de santé pour une autorisation de programme dépassant les 20 milliards DA et l’enregistrement de projets supplémentaires, notamment 30 opérations pour réaliser des structures de soins pour une autorisation de programme, cette fois dépassant 19 milliards DA», a rappelé le ministre. Il a ajouté qu’environ 117 conventions de jumelage ont été signées, toutes spécialités confondues, entre les établissements du Nord, du Sud et des Hauts-Plateaux.
Outre l’ouverture d’annexes de la Pharmacie centrale des hôpitaux, de l’institut Pasteur, un observatoire de la santé chargé des maladies tropicales au niveau de la wilaya de Tamanrasset et un centre de lutte anti-scorpionique à Ouargla, le gouvernement a également décidé l’augmentation des salaires au double et demi pour les acteurs de la santé exerçant dans les wilayas du Sud, réaffirme le ministre de tutelle.
Il a également évoqué les mesures qui portent sur l’évacuation médicale par avion pour les malades du Sud, suivant une convention multipartite, signée avec le ministère de la Santé, de l’Energie, de l’Intérieur, du Transport et le secteur de l’assurance sociale. Il a aussi indiqué que la Cnas a signé des conventions avec les hôpitaux et les cliniques privées pour rembourser les frais de prise en charge des malades au niveau de ces structures dans les spécialités de radiologie, laboratoire, gynécologie obstétrique et chirurgie.
Sans oublier les décisions gouvernementales prises dans le domaine de la promotion des mécanismes de soutien des privés pour l’investissement dans le secteur de la santé dans les wilayas du Sud et le renforcement des capacité des équipes médicales mobiles se déplaçant dans les zones enclavées en leur fournissant des ambulances tout-terrain (4×4) et en leur déversant une prime estimée à 7% du salaire de base pour chaque jour de service pour une période ne dépassant pas 15 jours.
En réponse à une question sur le projet de réalisation du centre hospitalo-universitaire prévu à Ouargla, le ministre a affirmé que les procédures administratives sont en cours. Il a déclaré que l’opération du choix du bureau d’études techniques est en cours. Le cahier des charges sera établi ensuite avant de lancer l’appel d’offres dans les jours à venir et débuter les travaux, une fois le réalisateur choisi. Le ministre rassure en affirmant que les mesures administratives sont en cours pour la concrétisation de ce projet, tant attendu par la population. A rappeler que ce projet, d’une capacité de 400 lits, programmé à Ouargla, a été gelé dans le cadre des mesures d’austérité décidées après la chute des revenus pétroliers.
A noter que le ministre, qui devait inaugurer le service de médecine nucléaire au niveau de l’établissement hospitalier Mohamed-Boudiaf (deuxième point de visite) a été annulé à la dernière minute pour des raisons qu’on ignore. Selon un cadre de la DSP, le ministre devant rentrer sur Alger à partir de l’aéroport de Hassi Messaoud. Ce service de médecine nucléaire implanté au Centre régional anticancéreux (CAC) de Ouargla et tant attendu par les malades, qui devait entrer en service durant le premier semestre de l’année en cours, attend toujours l’ordre de mise en service.