De Ouargla, Ghellab Chahinez
Un homme, son épouse et leurs quatre enfants sont de nouveau dans la rue après que les autorités locales aient refusé de leur attribuer un logement social. Il fait plus de 50°Celsius et pourtant, personne ne s’en soucie. Le calvaire d’un couple handicapé, sans domicile fixe depuis quelques mois, et leurs enfants continue ainsi et semble ne pas avoir de fin. Après un hiver difficile, la famille subit les affres des températures infernales. Elle été expulsée faute de paiement de la maison qui leur a été louée par le P/APC d’Ouargla. Pire encore, la famille est poursuivie en justice pour avoir installé une tente sur la voie publique pour s’abriter.
En effet, les parents et leurs enfants de 12, 9, 7 et 4 ans, ont été conduits vers le siège de la 3e Sûreté urbaine, lundi matin, où ils ont été entendus puis conduits vers la Direction de la Sûreté avant d’être traduits en justice.
Ils ont été accusés, entre autres, d’occupation d’un domaine public et rassemblement non armé, selon la mère de famille. Ils ont été condamnés à une amende de 30 000 DA non applicable et menacés de prison et de la privation de leurs enfants. La famille s’est donc retrouvée à nouveau dans la rue et a passé la nuit de lundi à mardi dans le poste de gardiennage du parc communal à Souk Sebt.
« Même s’ils me mettent en prison je planterai ma tente et je ne resterai pas dans la rue moi et mes enfants », a lâché la mère en larmes. Un toit, quatre murs, c’est tout ce que je demande. Est-ce trop ? » Pour l’avocat chargé de l’affaire, l’accusation est « inadmissible ». Pour les autorités locales, la famille n’a pas droit au logement alors qu’elle détient une demande de logement social datée de 1998, renouvelée en 2017, mais sans suite. Le chef de daïra leur a pourtant promis un logement en février dernier et s’est chargé de leur payer deux mois de loyer en attendant de résoudre leur situation définitivement. La Direction de la solidarité n’a jusqu’à ce jour entrepris aucune action en faveur de cette famille.
Non seulement handicapés, mais leurs salaires à deux ne dépassent pas les 40 000 DA. n