Vingt-sept délégués de daïra du parti politique RND ont représenté, hier, la wilaya de Sidi Bel Abbès à la réunion régionale devant servir à la préparation du congrès extraordinaire du parti, prévu les 18 et 19 mars prochain à Alger. Sur cet évènement ainsi que sur l’actualité du parti et du pays, en général, le président de l’APW de Sidi Bel Abbès et responsable d’organisation au bureau local du Rassemblement, Othmane Khaddar donne son point de vue. Entretien.

Reporters : Le secrétaire général par intérim du RND part au congrès extraordinaire du parti avec l’idée de confirmer son pouvoir à la tête du parti et arracher un vrai mandat. Qu’en pensez-vous ?
Khaddar Othmane : Le secrétaire général par intérim Azzedine Mihoubi a présidé le parti dans une période très difficile à l’échelle interne et où la scène nationale a été secouée par une crise politique et économique très grave. Dans sa mission, il n’a pas démérité et je pense qu’il part avec de fortes chances pour conduire le RND en tant que secrétaire général légitime et confirmé par les instances du prochain congrès.

Pensez-vous possible que le RND reprenne sa place, alors qu’il est très affaibli ?
Mihoubi a élaboré une feuille de route pour la remise à flot du parti et son repositionnement au sein du champ politique national. J’estime que sa démarche est bonne et que le RND a les capacités, par ses cadres et ses compétences, de revenir sur la scène nationale en dépit de la crise importante par laquelle il est passé. Le congrès extraordinaire marquera, à mon avis, un début d’un nouveau cycle politique.

On affirme qu’après le congrès, une opération de restructuration des bases militantes se fera à Sidi Bel Abbès et dans les autres wilayas…
L’objectif est de restructurer pour donner davantage d’espace et de chance à la frange de jeunes des deux sexes et aux compétences. Nous sommes dans une situation où on doit passer le relais à une nouvelle génération. Le parti compte aujourd’hui 3 600 adhérents dont la majorité est constituée de jeunes cadres. L’objectif est de solder le passé, de se passer de l’argent pourri et se débarrasser des restes de la gestion ancienne.

L’ancien secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, est en prison pour diverses accusations. Quel impact sur le parti ?
Un sentiment de désolation. Ce n’est pas seulement un ex-chef de parti mais un ex-chef de gouvernement qui se trouve en prison avec d’autres cadres du même niveau et de la même importance. Si je ne me trompe, je crois que c’est une première dans le monde et que, partant de là, il y a de quoi parler d’impact. Pour ma part, je fais la différence entre Ouyahia chef de parti qui a fait de son mieux pour diriger le parti et Ouyahia chef du gouvernement et les charges à son encontre dans la mesure où je ne sais rien d’autre que ce que dit la justice sur ce qui lui est reproché en tant qu’ex-haut responsable. Nous avons confiance en notre justice qui est seule habilitée à juger s’il est innocent ou fautif

Une question sur Seddik Chihab et son exclusion du parti. Pourquoi ?
La commission de discipline du parti a décidé l’exclusion de Chihab Seddik des rangs du Rassemblement national démocratique (RND) pour violation des statuts du parti, son comportement irresponsable et ses déclarations contraires aux positions politiques du RND. Des déclarations graves et des agissements pour s’accaparer avec son groupe du parti et le dévier de son optique de changement.

Tout le monde parle d’élections législatives anticipées avant la fin de l’année. Qu’en pensez-vous ?
La décision pour les élections législatives revient au Président de la République et nous sommes pour une concurrence loyale et le choix des compétitions pour la gestion des Assemblées populaires communales et de wilayas.