Lundi dernier, le ministre des Mines se trouvait à Tamanrasset pour faire le point sur le dossier de l’exploitation minière et de l’extraction aurifère, en particulier, que le gouvernement a décidé de confier en partie aux jeunes de la région. Cette visite, qu’il a effectuée avec d’autres ministres du gouvernement Djerad, dont ceux de l’Environnement et de la Formation professionnelle, a permis d’en savoir davantage sur la manière avec laquelle l’Exécutif compte ouvrir le champ aurifère de la région à ces jeunes.
L’explication est venue du conseiller auprès du chef de l’Etat chargé du mouvement associatif et de la diaspora. Nazih Berramdane a, en effet, indiqué que les futurs exploitants de cette ressource minière «doivent se structurer en coopératives pour obtenir des permis d’exploitation». M. Berramdane a ajouté que 121 sites ont été recensés dans le Grand-Sud, dont 76 localisés dans la région de Tamanrasset. Il sera procédé à la création de 2 zones aurifères, à Tamanrasset et Djanet (Illizi) pour lesquelles seront confiées les missions d’achat et de collecte de l’or en son état brut produit par les entreprises à créer. Pour le conseiller du Président, «l’exploitation artisanale de l’or offre une dimension socioéconomique et sécuritaire, et qui profite d’une manière générale à l’ensemble, avant d’appeler la société civile à contribuer largement à ce projet».
Durant cette visite, il a été évoqué l’appui de l’entreprise d’exploitation des mines (Enor) aux futurs orpailleurs ainsi que la création d’un laboratoire d’analyses d’échantillons pour accompagner les projets de micro-entreprises dans l’exploitation artisanale de l’or ainsi que l’implication des institutions bancaires dans l’accompagnement des jeunes.
Le ministre des Mines a saisi l’occasion de cette visite pour insister sur le respect du cahier des charges lié à l’exploitation de l’or. Il s’agit, a dit M. Arkab, «de respecter les clauses du cahier des charges afférent à l’exploitation artisanale de l’or pour un développement durable, une protection optimale de l’homme et de son environnement et la lutte contre l’exploitation anarchique de cette richesse minière». Selon l’APS, le ministre s’est alarmé de la désorganisation sur place. «Il existe des activités illicites croissantes et une “ruée” sur ce minerai, engendrant la dévastation des ressources et un préjudice à l’environnement», a-t-il déploré, insistant sur le respect du milieu naturel et de l’environnement dans ces zones d’orpaillage.
Pour M. Arkab, «l’exploitation artisanale de l’or dans le Sud du pays s’aligne avec les nouvelles attentes de développement du secteur des mines, pour impulser la dynamique de l’économie nationale et la diversification des ressources hors-hydrocarbures, en accordant l’opportunité aux jeunes de se lancer dans cette activité dans un cadre réglementaire, organisé et transparent». n