La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala a été nommée lundi à la tête de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dans l’espoir de mettre fin à des années de blocage de l’institution, devenant ainsi la première femme et la première africaine à occuper ce poste. «Les membres de l’OMC viennent d’accepter de nommer la Dr Ngozi Okonjo-Iweala comme prochain directeur général de l’OMC. La décision a été prise par consensus lors d’une réunion spéciale du Conseil général de l’organisation aujourd’hui», a annoncé l’OMC. «La Dr Okonjo-Iweala deviendra la première femme et la première africaine à la tête de l’OMC. Elle prendra ses fonctions le 1er mars et son mandat, renouvelable, expirera le 31 août 2025», a souligné le gendarme du commerce mondial dans un bref message. Sa nomination à la tête de l’OMC était attendue, après le retrait de la course le 5 février de sa seule autre rivale, la ministre sud-coréenne du Commerce Yoo Myung-hee. Cette dernière avait pris sa décision, après avoir consulté les Etats-Unis, qui sous Donald Trump étaient son principal soutien. Après plusieurs mois de paralysie, l’administration Biden a préféré lever le principal obstacle à la nomination de Ngozi Okonjo-Iweala à la tête de l’OMC, en apportant «son soutien appuyé» à la candidature de la Nigériane. Le processus de désignation d’un successeur au Brésilien Roberto Azevedo, parti un an avant la fin de son mandat pour raisons familiales, était dans l’impasse depuis l’automne. <