Ce n’est plus un secret depuis le 1er octobre dernier. En effet, en marge du tirage au sort du CHAN-2022 qui se tiendra en Algérie du 14 janvier au 03 février, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abderrazak Sebgag, avait déclaré que l’Algérie briguera pour organiser la CAN-2025. Hier, Djahid Zefizef, président de la Fédération algérienne de football (FAF), a assuré que le dossier de candidature est en cours d’élaboration et qu’il sera déposé avant la date butoir.

Par Mohamed Touileb
L’intention a été émise après la confirmation du retrait de l’organisation à la Guinée par la Confédération africaine de football (CAF). Désormais, les autorités algériennes passent aux choses concrètes.
Présenter un dossier fiable
Du côté des décideurs, on sait que le dossier de candidature doit être le plus solide possible pour obtenir l’honneur d’être le pays hôte de la messe africaine de 2025. Surtout que «l’Algérie ne sera pas l’unique candidate pour reprendre l’organisation de la CAN-2025. Il y a d’autres pays qui sont intéressés», comme l’avait relevé Sebgag, premier responsable du sport Dz, il y a un peu plus d’un mois.
Bien évidemment, l’adversaire qui pourrait convaincre la CAF sur le plan infrastructurel et celui du lobbying interne reste le Maroc. Mais pas de quoi faire sourciller le côté Dz qui sait qu’il y a de quoi convaincre le Comité exécutif de la CAF du mérite de l’Algérie d’abriter l’événement pour la 2e fois de son histoire après l’édition 1990.
En tout cas, la FAF, via son président Djahid Zefizef, a assuré que l’idée d’être la capitale du foot africain fait son chemin. «Nous avons déjà exprimé notre volonté d’organiser la CAN-2025. Après avoir consulté le cahier des charges, nous allons déposer le dossier de candidature avant la date limite fixée au 16 décembre», a confirmé le successeur de Charaf-Eddine Amara.
Ce n’est pas comme en 2017
Cette fois, la donne change par rapport à 2017 quand il y avait une envie de se mêler à la lutte pour l’attribution de la CAN-2019. A l’époque, les stades de Tizi-Ouzou, d’Oran, de Douéra et de Baraki n’étaient qu’au stade de chantiers à l’arrêt. Désormais, ces enceintes atteignent le stade de finalisation. Et, d’ici 2025, il se pourrait que de nouveaux antres voient le jour dans le sud et dans l’est du pays comme annoncé par les responsables.
Pour sa part, Patrice Motsepe, boss de la CAF, avait estimé que l’Algérie est dotée de stades modernes qui lui valent d’organiser la CAN. De son côté, Veron Mosengo-Omba, SG de la structure confédérale, n’a pas caché sa satisfaction quant aux infrastructures dont dispose notre pays. C’était en marge de la visite d’inspection avant le CHAN-2022. Ce dernier sera inévitablement une étape intermédiaire et un test concret pour s’arrêter sur la disposition de l’Algérie à assumer le statut de pays organisateur car tout ne dépend pas que des stades. <