Du nouveau dans la gestion des communes d’Oran et de Constantine. Celles-ci seront dotées de délégations communales suite à l’adoption par le gouvernement d’un projet de décret exécutif lors d’une réunion du gouvernement tenue dimanche.
Il s’agira à travers cette nouvelle organisation de doter les capitales de l’Ouest et de l’Est de structures administratives à même «de prendre en charge efficacement les missions de service public et de mieux répondre aux exigences du développement local, dans le cadre du renforcement de la décentralisation et de la démocratie participative, ainsi que le rapprochement de l’administration du citoyen», indique un communiqué du Premier ministre. Pôle industriel, commercial et touristique par excellence, la commune d’Oran, dont la population dépasse 1,2 million d’habitants et qui est organisée actuellement en 12 secteurs urbains, connaîtra une nouvelle organisation à travers la création de 18 délégations communales, sur la base des besoins de la population, qui ont fait l’objet d’une étude élaborée par les autorités locales et approuvée par l’Assemblée populaire communale (APC) d’Oran, précise la même source. Quant à la commune de Constantine, dont la population dépasse les 470 000 habitants et qui dispose de capacités et d’infrastructures à dimensions régionale et nationale qui font d’elle un pôle attractif d’activité économique, et compte tenu des développements remarquables qu’elle a enregistrés, sa réorganisation urbaine est devenue impérative d’où la création de 10 délégations communales.
Présidant cette réunion, le Premier ministre, Noureddine Bedoui, a valorisé «l’initiation de ces deux textes visant le développement des opportunités d’intervention des responsables locaux, le rapprochement du service public de proximité des citoyens et une meilleure prise en charge de leurs différentes préoccupations et aspirations ainsi que l’amélioration de l’écoute de la population, d’autant que le champ d’intervention des délégations communales englobe les prérogatives et missions confiées par la loi à la commune, à l’image de la prise en charge de l’hygiène, l’entretien des routes, l’éclairage public, la prise en charge des écoles primaires et des cantines scolaires et la préservation des espaces de divertissements qui bénéficient directement aux citoyens ». Il a, dans le même souci, appelé le ministre de l’Intérieur à « accélérer le parachèvement des autres projets relatifs aux autres communes urbaines concernées par la création de Délégations communales, à l’instar de Batna, Biskra, Béchar et Tamanrasset ».

Un hôpital spécialisé en neurochirurgie à Cherchell
Lors de la même réunion de dimanche, le gouvernement a examiné le projet de décret exécutif portant création d’un établissement hospitalier spécialisé en neurologie à Cherchell (W. Tipasa). Spécialisé en neurochirurgie, l’établissement, deuxième du genre à l’échelle nationale, «dispose d’une équipe de praticiens spécialistes hospitalo-universitaires et vient de se doter d’un cadre juridique lui permettant de prodiguer des soins de haute qualité et d’assurer une formation en post-graduation et des recherches dans le domaine médical», indique le même communiqué, ajoutant que cet établissement «fournit également des soins de qualité à la population de la wilaya de Tipasa et des wilayas avoisinantes».
Instance des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique : installation avant la fin septembre
Le programme national des énergies renouvelables était également inscrit à l’ordre du jour de la réunion du Gouvernement. Un exposé sur son évaluation a été ainsi présenté par le ministre de l’Energie dans le cadre de la nouvelle orientation basée sur l’encouragement de l’exploitation de ce genre d’énergies propres et amies de l’environnement et la réduction de la facture des énergies conventionnelles. L’exposé a permis de «passer en revue les différentes réalisations accomplies » et mis l’accent sur l’importance « d’actualiser le programme national des énergies renouvelables, à la lumière des études réalisées ».
«Notre pays a mis en place un programme ambitieux des énergies renouvelables jusqu’à l’horizon 2030, mais l’absence d’une stratégie globale, intégrée et claire a mis à l’écart les efforts consentis dans ce domaine, la plupart des réalisations accomplies étant focalisées sur des initiatives sectorielles individuelles. D’où l’impératif de revoir l’approche actuelle, d’autant que notre pays est appelé à honorer ses engagements internationaux, pris volontairement, en termes de réduction, à 7%, des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030», a estimé M. Bedoui, avant d’instruire le gouvernement de prendre les mesures urgentes relatives à «l’accélération de l’installation de l’instance des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, avant la fin septembre, en tenant compte des décisions prises par le gouvernement le 14 août 2019, et sa dotation d’un conseil consultatif composé de nos compétences nationales ou celles établies à l’étranger, ainsi que de nos opérateurs économiques activant dans ce domaine».