L’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLC) a annoncé, hier, qu’il prévoit la récolte de plus 27 000 déclarations de patrimoine concernant les élus des locales tenues le 23 novembre dernier.

Ce chiffe a été rendu public par les représentants de l’ONPLC lors de la célébration par cet organe de la Journée mondiale de la prévention et la lutte contre la corruption, à l’Ecole nationale d’administration (ENA) à Alger. Le Secrétaire général de l’ONPLC a indiqué qu’une plateforme numérique est en train d’être créée pour permettre des déclarations de patrimoine et leur traitement à distance. L’efficacité de cette plateforme numérique réside dans sa connexion avec les différentes bases de données au niveau des institutions gouvernementales, à l’instar des banques et les services fiscaux, a expliqué le même secrétaire général. Ce dernier a fait aussi savoir que les opérations de déclaration du patrimoine se font de façon « ordinaire » aussi bien pour les nouveaux élus que pour les hauts fonctionnaires des établissements publics.
La déclaration du patrimoine est « une mesure essentielle dans la concrétisation du principe de la transparence dans la vie publique et un mécanisme incontournable dans le système global de la prévention et la lutte contre la corruption », estime-on, en outre, au niveau de l’ONPLC. A ce titre, l’organe bénéficie d’une enveloppe de 150 millions de dinars, allouées par le gouvernement dans le cadre du programme national sur les risques de la corruption, lancé l’année dernière.
Ce programme a été centré, dans une première étape, sur des sujets globaux et communs, tels que le cadre juridique de la lutte contre la corruption, tandis que la seconde étape, lancée au mois d’octobre dernier, a servi à organiser des formations spécialisées au profit de catégories bien déterminées parmi les commis de l’Etat. Ces formations traitent de plusieurs sujets, à l‘exemple de la lutte contre le blanchiment d’argent et les techniques d’enquête. Quant à la troisième étape du programme national sur les risques de la corruption, elle sera consacrée à la formation des formateurs. Elle sera suivie par une quatrième et dernière étape axée sur la dynamisation de la formation à travers l’ouverture d’une porte électronique. A noter que la célébration de la Journée mondiale de la prévention et la lutte contre la corruption a vu la participation de plusieurs établissements et institutions ayant une relation avec le sujet, à l’instar de l’Office central pour la répression de la corruption (OCRC), la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF), l’Inspection générale des finances (IGF) ainsi que des représentants du secteur économique et d’organisations internationales