Le conseil national interprofessionnel de la filière viticole appelle ses opérateurs à généraliser la technique « Pergola » et à cultiver la vigne sur support pour une meilleure production et une meilleure taille du raisin.

Cet appel a été lancé avant-hier jeudi par le président du conseil Abdelkader Bouazza Maârouf à l’occasion d’une journée d’étude et de sensibilisation sur le traitement des vignobles en hiver organisée à la station régionale de protection végétale de Misserghine, près d’Oran. « Cette technique, adoptée actuellement au niveau de vignobles de certaines wilayas du pays dont Oran, Aïn Temouchent, Boumerdes et Blida, nécessite intensification et généralisation ce qui permet de gagner des espaces et atteindre une production abondante de raisin, avec un rendement de 500 à 600 quintaux à l’hectare de raisin de qualité et exportable contre 50 à 50 qx/ha par l’utilisation de la méthode traditionnelle », a-t-il souligné.
M. Bouazza Maarouf a appelé les agriculteurs qui utilisent le « Pergola » « à ne pas se limiter au cépage précoce, à se tourner vers le cépage tardif » qui nécessite six à sept mois, voire même neuf mois, « afin d’assurer une production abondante et de qualité au grand bonheur du consommateur algérien et à ne pas recourir au stockage dans les chambres froides ce qui nécessite des frais supplémentaires ». La journée d’étude visait à sensibiliser les agriculteurs aux méthodes modernes d’élagage des vignes basées sur la technique « Pergola » et à l’utilisation rationnelle des produits phytosanitaires, a précisé le président du conseil interprofessionnel de viticulture de la wilaya d’Oran, Mourad Belayachi, le premier à adopter cette technique à Bousfer en 2005.
Cette rencontre a été également une occasion de présenter certains pionniers de la filière viticole dans les wilayas d’Oran et d’Ain Temouchent qui oeuvrent à développer la viticulture afin de s’imprégner de leurs méthodes de traitement hivernal des vignobles et de lutte contre les insectes nuisibles, les parasites et les maladies, partant du fait que les vignes sont considérées comme des plantations « sensibles », a souligné la responsable de la station régionale de protection végétale de Misserghine.Cette journée d’étude, à laquelle ont pris part des agriculteurs et investisseurs dans la filière viticole, des étudiants et des professeurs spécialisés en agronomie, a été initiée par le conseil interprofessionnel de la filière viticole de la wilaya d’Oran, en coordination avec la direction des services agricoles, la chambre d’agriculture, la station régionale de protection végétale d’Oran et l’institut technologique d’arboriculture fruitière et de viticulture de Mohammadia dans la wilaya Mascara). n