Les incubateurs d’entreprises seront à l’avenir généralisés de manière progressive au niveau de tous les établissements d’enseignement supérieur du pays, a-t-on appris, dimanche à Oran, d’un membre du comité national de suivi de l’innovation et des incubateurs d’entreprises relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. En marge d’une journée d’étude sur les start-up, organisée par l’Institut des sciences et des techniques appliquées de l’université d’Oran 1 «Ahmed Benbella», le professeur Abdennour Belmimoun a déclaré à l’APS que le ministère s’attèle actuellement à la mise en place d’une pépinière d’entreprises au niveau de chaque université, école supérieure et institut universitaire à offrir l’opportunité à tous les étudiants et professeurs de bénéficier d’un accès au monde de l’économie à travers les mécanismes qu’offrent les incubateurs. Il a précisé que le nombre d’incubateurs dans les établissements d’enseignement supérieur a maintenant atteint les 80, «contribuant à diffuser l’esprit entrepreneurial et encourageant les étudiants à élaborer des plans pour créer des start-up sur la base des connaissances acquises au cours de leur cursus universitaire». Le même intervenant a indiqué que la décision ministérielle 1.275, qui porte sur la création d’un certificat de start-up et d’un certificat de brevet d’invention, vise «à consolider le concept d’une université entrepreneuriale qui donne à la recherche scientifique une dimension opérationnelle et représente un produit de valeur économique commercialisable et exploitable par les entreprises de production et de service et contribue au développement économique national». Pour sa part, le recteur de l’Institut des sciences et des techniques appliquées, le Pr Ghamnia Mustapha, a donné un aperçu du rôle de l’institut dans le développement de la communication avec le secteur économique national en dispensant une formation de haut niveau pour aboutir à l’obtention d’une licence professionnelle dans les spécialités requises par le marché du travail. Il a ajouté que l’institut s’emploie à dispenser une formation scientifique pour acquérir les connaissances et une formation appliquée basée sur la pratique professionnelle et coopère dans ce domaine avec plusieurs entreprises nationales publiques et privées. Celles-ci peuvent bénéficier du produit de formation de l’institut et peuvent également accueillir des étudiants pour effectuer des stages pratiques. Le recteur de l’Université d’Oran 1 «Ahmed Benbella», le Pr Mustapha Belhakem, a annoncé, lors de l’ouverture de cette rencontre, que la direction de l’université avait récemment commencé à mettre en place une branche économique pour l’université qui s’occuperait de la gestion financière et économique des produits matériels et de la connaissance et lui permettre de traiter financièrement avec divers intervenants dans le cadre de la vision de la tutelle de relier l’université à l’environnement économique. Des responsables d’un certain nombre d’entreprises publiques et privées ont fait des présentations sur les domaines d’activité de leurs entreprises et les modes de coopération possibles avec les centres universitaires et de recherche scientifique. Des représentants de certains organismes et agences d’exploitation ont souligné les incitations accordées par l’Etat au profit des jeunes et les étudiants universitaires en particulier pour créer des startups et des petites et moyennes entreprises. n