Le problème des occupants des caves et des terrasses d’immeuble – des centaines de familles – est parmi les plus épineux à Oran. Ces derniers ont à maintes reprises interpelé les services concernés pour leur relogement.

Dans ce cadre, le wali d’Oran Mouloud Chérifi a annoncé récemment qu’une instruction a été donnée aux chefs de daïra pour le recensement de ces familles et le traitement de ce dossier par la situation familiale de chacune d’elles. «Nous ne serons pas engagés à fournir un quota de logements, alors que nous n’avons pas terminé la distribution des logements aux bénéficiaires des autres types», dira le wali. Avant d’ajouter que «la réalisation d’habitation sur les terrasses des immeubles est illégale et engendre un risque pour les habitants de ces immeubles.» Mouloud Chérifi a expliqué que le logement reste l’une de ses priorités à Oran, il a rappelé que la capitale de l’Ouest a bénéficié d’un grand quota de 170 000 logements tous types confondus, dont plus de 50 000 ont étés distribués.
Il est prévu la réception de 20 000 logements dans les mois à venir, dont 11 000 logements sociaux, 6 000 locations-ventes de l’agence AADL, 2 000 logements promotionnels aidés (LPA) et 1 000 logements promotionnels publics (LPP). Ce qui permettra, selon le wali de minimiser la crise du logement à Oran, le wali a réitéré son engagement à suivre de près les chantiers des logements et la distribution de tous les logements finis pour faire face aux habitations illicites et au vieux bâti. Dans ce cadre, il est prévu dans les mois à venir le relogement de 3 000 familles, habitant les Planteurs, 3 200 familles détentrices de pré-affectations et 10 000 habitant le bidonville de Sidi El Bachir, ainsi que les habitants de Batimet Taliane.
J. M.