A la veille de la Journée mondiale de la santé, coïncidant avec le 7 avril, les préoccupations de personnes atteintes de maladies graves augmentent et, avec elles, les efforts de l’Algérie à y faire face, à travers une prise en charge adéquate. Parmi les maladies infectieuses les plus préoccupantes, on trouve le sida, toujours plus dangereux et toujours aussi répandu.

Cette maladie ne cesse, en effet, de se propager dans notre société, les médecins spécialistes ont à maintes reprises tiré la sonnette d’alarme, incitant les citoyens à procéder au dépistage précoce, pour éviter toute mauvaise surprise. Selon eux, la plupart des cas positifs sont décelés par hasard, c’est-à-dire, lors d’une opération d’analyse ordinaire ou pour un don de sang. Les dernières statistiques des services sanitaires du Centre hospitalo-universitaire d’Oran (CHUO) reflètent l’ampleur et confirment que ces maladies sont en augmentation. Des sources de l’établissement du Plateau ont affirmé que les études portant sur le sida ont ressorti l’existence de personnes atteintes de cette maladie, ce qui augmente leur nombre à des milliers de personnes touchées à travers Oran et les wilayas de l’ouest, dont les patients recourent à ce pavillon pour les consultations. Dans le même cadre, il a été signalé que plus de 75% des porteurs de virus sont des jeunes de moins de 35 ans.
Les médecins et spécialistes ont déclaré que les citoyens ont toujours une réticence envers les campagnes de don de sang à cause du faux cliché dont est victime cette procédure et qui induit à la peur existante de contracter la maladie. Alors qu’il s’est avéré que c’est le moyen le plus efficace de dépistage de manière indirecte.
Dans le même cadre, les statistiques ont fait état que près de 80% des contaminations sont dues aux rapports sexuels non protégés, ensuite viennent les drogués et l’utilisation d’objets contaminés. Toutefois, il demeure que plusieurs cas de femmes mariés porteuses de virus ont été découverts. Ces dernières auraient été contaminées par leurs propres maris qui ont eu, auparavant, des relations non protégées. « C’est le tabou et le manque de sensibilisation qui demeurent la cause de la propagation de cette épidémie ravageuse », nous dira un médecin au CHUO. Jours après jour, les cas de VIH (virus de l’immunodéficience humaine) sont décelés au niveau des établissements hospitaliers ainsi que ceux de la santé de proximité (EPSP). Un constat alarmant qui confirme l’augmentation des cas de cette maladie en dépit des nombreuses initiatives de sensibilisation visant à inciter les citoyens à effectuer souvent un dépistage et des analyses, et surtout aux jeunes de se protéger lors des rapports hors mariage. Mais c’est un fait réel qu’on doit évoquer et briser ainsi le tabou. Il faut savoir que les symptômes du virus sont une diarrhée, de la fatigue ou de la faiblesse, une fièvre, des maux de tête, des douleurs articulaires, des sueurs nocturnes, une éruption cutanée, une augmentation du volume des ganglions, une perte de poids. Tout en les incitants à oser consulter le médecin au cas où l’un de ces signes dure plus de trois jours. Et c’est là, selon les spécialistes où réside la mal, dans la prévention, car le sida est mal vu. Pourtant les chiffres sont là pour confirmer que le VIH existe bel et bien et ne cesse de se propager.