Une moyenne de 1.500 grossesses diabétiques sont prises en charge annuellement au niveau du service de médecine interne de l’EHU 1er-Novembre d’Oran, indique la chef de ce service dans une déclaration dimanche à l’APS.

« La grossesse diabétique étant une grossesse à risque demande une préparation préalable de trois mois avant la conception et une prise en charge jusqu’à l’accouchement », explique le Pr Bouchaoui, ajoutant qu’une grossesse diabétique ne s’improvise pas. Malheureusement, plus de 90% des femmes prises en charge au service de médecine interne de l’EHUO viennent consulter pendant la grossesse, ce qui les expose aux risques de fausses-couches et même de malformations, note-t-elle.
« Il est possible de concilier diabète et grossesse avec une grossesse programmée, un bon équilibre glycémique avant même la conception et un suivi spécifique adapté. Nous mettons toutes les chances du côté de la maman et de son enfant », soutient-elle.
Au service de médecine interne, un hôpital de jour a été mis en place pour recevoir tous les lundis, sans rendez-vous, les femmes diabétiques qui veulent concevoir ou celles qui souffrent de diabète et qui sont déjà enceintes.
Le travail de sensibilisation que mène le service auprès des personnels médicaux de plusieurs spécialités et plusieurs établissements de santé pour le dépistage des femmes diabétiques et celles qui présentent des facteurs de risque (obésité, âge supérieur à 35 ans, des membres de la famille diabétique, ayant déjà eu un diabète gestationnel, ou ayant déjà eu un enfant de 4 kilos et plus), le résultat reste en dessous des efforts, avec très peu de femmes pré programment leurs grossesses.
Les femmes prises en charge dans ce service « sont soit des diabétiques connues, soit des femmes qui ont commencé à avoir des glycémies élevées au cours de la grossesse, ce qu’on appelle un diabète gestationnel », souligne le Pr Bouchaoui.
La stabilisation de la glycémie via un régime alimentaire adapté et la prescription d’insuline avant et pendant la grossesse est le pilier de la prise en charge, estime cette praticienne, soulignant que les résultats sont souvent très positifs, si la prise en charge est correcte.
Les malformations, même si elles sont rares, surviennent au cours des premiers mois de la grossesse, explique la spécialiste, mettant en exergue l’importance de la reprogrammation de la grossesse et, à défaut, une prise en charge dès la confirmation de la grossesse.