Le premier Salon des Sciences sociales a ouvert samedi ses portes au complexe universitaire «Taleb Mourad Salim» d’Oran, avec la participation de plus de 135 chercheurs nationaux et étrangers.

Le Professeur Manâa Ammar, directeur du Centre de recherche en anthropologie culturelle et sociale d’Oran (CRASC), l’un des organisateurs du Salon, a souligné l’importance de cet événement scientifique de trois jours, indiquant qu’il permet de faire découvrir l’importance des Sciences sociales et leur rôle dans la compréhension des phénomènes sociaux, la proposition de solutions aux problèmes et la planification de la prise de décision lors de la préparation des projets.
Pour sa part, le professeur Mohamed Mebtoul, coordinateur scientifique du Salon, co-organisé par l’Unité de recherche en sciences sociales et santé (GRAS) de l’Université d’Oran- 2, «Mohamed Ben Ahmed» et le Centre de recherche en études maghrébines (CEMA), a mis l’accent sur le succès de ce Salon dès son premier jour, avec une participation importante d’universitaires, de chercheurs et autres spécialistes des différentes branches des Sciences sociales. «Ce salon, qui a réussi à réunir un grand nombre de personnes intéressées par les Sciences sociales, contribuera à la réhabilitation de ces disciplines au sein de l’université et de la société, notamment avec la croissance de nombreux phénomènes sociaux, dont certains sont considérés comme négatifs et doivent être étudiés, analysés et solutionnés», a-t-il indiqué. Pour sa part, le professeur El-Ghali Ben Labbad, de l’Université de Tamanrasset, a souligné l’importance de la tenue de cette manifestation scientifique, la première du genre en Algérie, au vu des «nouvelles problématiques que connaissent actuellement les sociétés et du changement de mode de pensée et de vivre, qui sont des problématiques nécessitant des outils de recherche et une nouvelle étude que doivent mettre en place des chercheurs en Sociologie et les développer».
Il a souligné que l’épidémie de Covid 19 comme phénomène sanitaire a touché différentes sociétés plus que des comportements sociaux en accélérant l’utilisation intense des technologies et moyens modernes de communication lesquels ont fait accentuer l’isolement social, l’apparition d’une société numérique parallèle qui a reconstruit certaines anciennes valeurs comme le regroupement sur de bases minoritaires en groupes virtuels via les plateformes sociales. «Ce phénomène nécessite d’être étudié avec des outils et moyens nouveaux et non conventionnels», a-t-il estimé. Le Salon enregistre la participation de près de 140 chercheurs de 11 disciplines scientifiques venant d’Algérie, des Etats-Unis d’Amérique, de Tunisie, du Cameroun et de France, avec au programme des conférences, l’organisation de sessions scientifiques, la présentation de documentaires et diverses activités culturelles et artistiques.
En marge de cet événement, un salon du livre est organisé avec la participation de 13 maisons d’édition et institutions scientifiques qui présentent leurs dernières publications dans les domaines des Sciences sociales, de l’Histoire, de la Littérature, et du conte. (APS)