De jour en jour, le décor des élections législatives prévues le 4 mai prochain prend place à Oran et ses communes.

L’échéance attise l’intérêt des formations politiques et surtout des futurs candidats, mais pas celui de l’Oranais lambda qui, pour l’instant, ne montre pas un grand enthousiasme, les élus sortants n’ayant pas bonne presse : ils sont souvent accusés d’affairisme et d’avoir délaissé l’intérêt collectif pour leur « business » propre.

A propos de business, la grande rumeur qui circule à El Bahia concerne ces chefs d’entreprise et grands patrons de la ville et de sa proche région prétendument candidats au scrutin du 4 mai prochain. Le sujet anime les conversations de café et des noms circulent sans qu’on sache le vrai du faux. Il signale une tendance qui veut que les acteurs de la sphère économique et du commerce s’intéressent de plus en plus à la question politique et entendent le faire savoir en tentant d’avoir un ticket pour la prochaine APN ( 2017-2022). 

En attendant d’y voir plus clair, la certitude est que plusieurs Oranais interrogés, hier, nous ont affirmé qu’ils n’ont pas encore tranché s’ils vont voter le 4 mai ou pas, d’autres affirment qu’ils vont bel et bien accomplir ce devoir, mais sans donner leur voix à un parti ou à un autre. « Ce sera le bulletin blanc », nous dira l’un d’eux. En tout état de cause, à travers les 26 communes de la wilaya, la course est lancée, avec ses rumeurs et les coups de pub de certaines personnalités considérées comme des notabilités du lieu.