Après un retard estimé à plus de trente ans, la ligne ferroviaire Oran-Arzew a été enfin mise en service hier, lundi.

Cette gare ferroviaire construite de façon moderne a été inspectée, il y a quelques semaines, par le ministre du Transport Boudjemaâ Talai et, avant lui, par le wali d’Oran, pour vérifier les dernières retouches sur ce projet qui permettra de relier la ville d’Arzew à Oran en desservant plusieurs communes, notamment Gdyel. La desserte s’effectuera sur une distance de près de 34 km à destination d’El Mohgoun, puis Arzew-ville. Après la concrétisation de la dernière phase du projet, à savoir la liaison El Mohgoun-Arzew, et la résolution du litige avec les quatre fermes qui se trouvaient sur le tracé des rails, le train est aujourd’hui fin prêt pour siffler après de longues années d’attente.
Ce projet, qui a coûté, rappelons-le, 4,7 milliards de dinars, a connu de nombreuses contraintes d’ordre technique et juridique, notamment des procédures d’expropriation à l’origine du retard accusé dans l’aboutissement de ce projet. Ce train de banlieue démarrera avec quatre wagons et assurera le transport de 600 à 800 voyageurs/jour, ainsi que le transport de marchandises. Le projet tant attendu par les habitants d’Arzew et les communes avoisinantes a vu enfin le jour, donnant une fluidité au trafic et verra ainsi les déplacements facilités pour les personnes, les travailleurs et les étudiants, à travers les deux dessertes prévues pour le début. Le train assurera sa liaison et marquera des arrêts au niveau des gares projetées dans les localités de Sidi Maârouf, Hassi Ameur, Hassi Ben Okba, Gdyel, Hassi Mefsoukh et El-Mohgoun. Pour les populations de ces localités, cette ligne ferroviaire est sans aucun doute un outil de transport névralgique, en mesure de les soulager de la crise quotidienne du déplacement entre Oran et les zones situées à l’est de la wilaya.
Rappelons que la locomotive de ce train a sifflé pour la première fois lors de la visite du président Bouteflika, où il avait apporté un nouvel élan à plusieurs projets, restés en souffrance, durant des années, faute de financement, entre autres, celui de la réalisation de la ligne ferroviaire Oran-Arzew. Ainsi, la société chargée de la réalisation du projet a adopté une nouvelle conception pour la réalisation du projet, basée sur sa division en plusieurs tranches. Mais depuis, le trafic s’est arrêté, à cause de plusieurs litiges à l’instar des quatre familles qui résidaient sur le tracé du train. Les villageois espèrent que cette fois sera la bonne. Le train sifflera dorénavant, pour apaiser la pression et les tracas qu’ils endurent dans les différents moyens de transport, notamment entre les localités.