Alors qu’il vient de subir un grand coup de lifting, le site touristique et historique « Santa Cruz » risque de perdre ses touristes locaux et étrangers et ce, à cause de la sécurité quasi absente sur les hauteurs du mont Haidour.

Ce constat a été fait lors d’une virée sur ce site en pleine journée, où nous avons été livrés à nous-mêmes. La situation aurait pu être plus grave si le groupe de touristes étrangers qui s’y trouvait avait été agressé. En effet, cet endroit est réputé pour les nombreuses agressions qui y sont perpétrées sur les visiteurs, notamment durant les heures tardives de la journée. Autre point négatif constaté, le fort de Santa Cruz est carrément fermé aux visiteurs, et bien évidemment, le guide censé assurer la visite et donner plus de détails aux étrangers n’était pas présent. «J’aurais aimé pénétrer dans le fort et le voir de plus près, mais, apparemment, personne n’est disponible pour nous prendre en charge. C’est dommage, car arriver à cet endroit est un rêve qui se réalise pour moi qui avait longtemps entendu parler de ce lieu historique. Je reste sur un goût d’inachevé», nous dira avec amertume une touriste française. Un mauvais départ pour l’opération lancée par les responsables du tourisme à Oran qui ont fait de la promotion des sites historiques leur cheval de bataille. Mais le pari semble loin d’être gagné avec ce genre de couacs qui ne font qu’éloigner les touristes de la deuxième ville du pays. Rappelons que l’accès au fort de Santa Cruz, sur le plateau de Moulay Abdelkader, est désormais payant. Selon nos sources, le prix est de 80 DA avec une visite guidée sur les lieux.

Ouverture imminente de la chapelle de Santa Cruz
L’autre monument phare de la ville, à savoir la chapelle de Santa Cruz, reste accessible gratuitement, après une opération de restauration menée par une équipe de spécialistes français. Le site devrait ouvrir ses portes aux visiteurs dans les prochains jours. Dans ce même cadre, le secteur de Sidi El Houari a été classé patrimoine sauvegardé, une initiative qui serait la première étape de la stratégie, en attendant la restauration des autres monuments de la ville, à l’instar du Palais du Bey.