A l’approche du mois de Ramadhan, les services concernés se mobilisent pour permettre une disponibilité des produits de large consommation et faire face à la spéculation. Parmi ces produits figurent le lait, dont la consommation s’accroît durant ce mois où les familles oranaises en consomment plus.

Aussi, le quota quotidien de la capitale de l’Ouest en ce produit de large consommation a été porté à 300 000 litres par jour pour éviter les longues attentes devant les magasins où le lait en sachet est écoulé rapidement.
La majorité du lait consommé à Oran est produite dans des laiteries implantées dans les wilayas avoisinantes. Notons que ces dernières semaines, les clients de plusieurs magasins d’alimentation générale ne savent pas à quel saint se vouer à cause de la vente concomitante du lait. Dans quelques quartiers de la ville, des commerçants obligent les clients qui achètent deux ou trois sachets de lait de prendre également du lait de vache à 60 DA. Nous avons assisté à cette scène dans un magasin à Belgaïd : «Pas plus de trois sachets pour chaque client, si vous voulez plus, vous devez acheter un sachet de lait de vache de 60DA.» Un état de fait qui a créé un véritable mécontentement chez les clients. Le ministère du Commerce a affirmé dans un communiqué que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour assurer l’approvisionnement régulier du marché en produits de base durant le Ramadhan.
Le ministère a précisé que les stocks actuellement disponibles de matières premières, destinées à la fabrication du lait pasteurisé subventionné, et de blé dur et tendre, ainsi que des produits agricoles de saisons (légumes et fruits) et des viandes rouge et blanche, permettront une large couverture des besoins des citoyens.
Assurant que tous les intervenants (institutions officielles, Offices de régulation et opérateurs économiques) se sont engagés à prendre toutes les mesures, afin d’assurer la disponibilité des produits alimentaires à forte demande durant le mois sacré. Le ministère du Commerce soutient, dans ce contexte, que «ses services ne ménageront aucun effort, pour veiller à l’approvisionnement large et régulier du marché en produits alimentaires et à la stabilité des prix », notamment à travers le suivi quotidien du marché et de l’évolution des prix, et «en accordant une extrême importance à la qualité des denrées, aux conditions de leur conservation et à la transparence et la régularité des transactions commerciales.»