Malgré les nombreux établissements « Mère et Enfant » de la wilaya et les nombreuses cliniques privées, les hôpitaux étatiques enregistrent un grand nombre de parturientes. La maternité du CHUO enregistre jusqu’à 50 accouchements quotidiennement dont 20 césariennes et 30 accouchements par voie basse.

Ce chiffre augmente pour atteindre les 80 accouchements durant l’été. Cette situation trouve son origine dans le fait que le service de maternité du CHUO est très sollicité même par les autres wilayas. Certaines maternités pour le moindre motif se débarrassent des femmes enceintes en les orientant vers cet établissement. La majorité des cas qui sont orientés vers la maternité du CHUO ne présentent aucune gravité particulière et peuvent par conséquent être pris en charge au niveau des maternités de proximité. La femme est la première cible de ces initiatives à travers des séances d’information et de sensibilisation en faveur des femmes venues accoucher dans les structures de maternité étatiques, en plus des informations pour les futures mamans qui ont également accès à des conseils et des astuces, tels que des exercices physique ciblés, qui sont enseignés par les soins des spécialistes, dont le but est d’aider à préparer la maman pour un accouchement naturel moins risqué et moins éprouvant. A titre d’exemple, une expérience académique a été menée sur 30 femmes sur le point d’accoucher avec un programme d’exercices physiques qui s’est révélé très efficace pour la majorité d’entre elles. En chiffre, le taux des accouchements par césarienne est de 25 %, qui est la moyenne nationale. Une seule maternité étatique à Oran enregistre une moyenne de 12 000 hospitalisations en une année, dont la plupart par césarienne, qui reste le plus grand souci de toutes les femmes enceintes, une opération devenue au fil du temps une banalité pour tous. Selon des sages-femmes 80 % des accouchements sont faits par césarienne. Les raisons déclarées par le personnel de l’établissement sont purement professionnels, «le bébé n’est pas en bonne position, on ne peut pas éviter l’opération ». Mais, en réalité, ce ne sont que des excuses, car les sages-femmes et les chirurgiens ne voulant pas perdre trop de temps recourent directement au bistouri.