Oran connaît ces dernières années une véritable révolution urbanistique, des projets plus grandioses les uns que les autres font d’elle une capitale économique et une attraction touristique par excellence.

Mais, face à cette remontée fulgurante, certains points noircissent l’image de marque d’El Bahia. Il faut dire que la ville ce n’est pas uniquement le front de mer, les Falaises et le boulevard de la Soummam, Oran, c’est aussi Eckmühl et Ibn Sina, Les Amandiers et l’USTO. Ces quartiers populaires, à l’instar des 12 secteurs urbains de la ville, souffrent d’une anarchie indescriptible caractérisée par les ordures ménagères. Car une ville, comme Oran, ne doit pas être sale, la responsabilité est partagée entre les autorités et le citoyen. À maintes reprises, les responsables du secteur ont affirmé qu’ils allaient lutter contre la pollution et les ordures devenues la caractéristique première de la capitale de l’Ouest, qui souffre, en premier lieu, de l’incivisme de certains de ses citoyens. Ces derniers ne respectent pas l’environnement, au point que des comportements indignes sont devenus banals aux yeux de beaucoup de gens. Même la nouvelle génération semble marcher sur ses traces. Et c’est là où réside le mal, puisque ni les parents ni les enfants ne protègent la nature. Les scènes de décharge des ordures ménagères aux abords de la route défigurent le décor du boulevard ou de la cité. En effet, les habitants jettent leurs sachets en attendant que le camion de ramassage passe, peu importe l’image de leur cité. Mais, d’après certains éboueurs, «ces sacs de poubelle sont déposés après que le camion de ramassage passe. Ils mettent en cause les citoyens, qui, d’après lui, salissent en jetant leurs ordures n’importe où, chose qui sera difficile pour ses collègues de les ramasser. A vrai dire, ces éboueurs fournissent de grands efforts pour bien accomplir leur mission, en dépit des moyens dérisoires qu’ils possèdent. Ils travaillent même de nuit afin d’assurer r la propreté de la ville. Et dire qu’Oran songe à devenir une vraie métropole, un rêve qui risque de ne pas se réaliser avec de tels comportements. La base d’une ville touristique est la propreté environnementale, geste, que plusieurs associations actives dans le domaine de l’environnement ont déjà fait à travers des opérations de nettoyage au niveau de plusieurs quartiers avec, à la clé, des tonnes et des tonnes d’ordures ramassées. Les campagnes et les slogans postés sur Facebook en sont la preuve que les jeunes veulent changer la donne et redonner une meilleure image à leur ville, épaulés par les associations actives sur le terrain. De bon augure pour la ville qui, en pleine métamorphose, peine à se débarrasser des ordures ménagères ainsi que de beaucoup de points noirs.