La visite du ministre des Transports et des Travaux publics, mardi à Oran, n’a finalement pas apporté de bonnes nouvelles pour Oran, à part la mise en service imminente de la ligne ferroviaire Oran-Arzew après une trentaine d’années d’attente et le reste des projets annoncés à maintes reprises, à l’image de la ligne maritime vers Aïn Turck.


Les Oranais, notamment, les habitants de Belgaïd et les étudiants de son université attendaient une bonne nouvelle de la part du représentant du Gouvernement concernant l’officialisation du projet de l’extension du tramway qui tarde à se concrétiser en dépit des assurances du wali d’Oran. Mardi, Boudjemaâ Talai a réaffirmé que la conjoncture actuelle a fait que plusieurs projets d’utilité publique, qui étaient sur le calepin des responsables, viennent d’être gelés, y compris le projet d’extension du tramway d’Oran, classé pourtant comme prioritaire au vu des préparatifs de la ville pour accueillir l’événement sportif de grande envergure que sont les Jeux méditerranéens de 2021. Et ce alors que les études sont concluantes depuis des années et le tracé dégagé pour mettre cette initiative en marche. L’extension du tramway est donc remise aux calendes grecques, puisque les années passent et aucun pas concret n’a été effectué sur le terrain. Avec l’extension de la ville vers l’est, ce projet devient de plus en plus primordial pour rallier notamment le pôle urbain de Belgaïd à la ville. Malgré cela, le projet reste en stand-by suite à la nouvelle conjoncture économique du pays et les mesures d’austérité imposées sur les projets à grands budgets. L’extension du tramway d’Oran vers l’est de la ville et même vers l’aéroport Ahmed-Ben Bella reste l’un des projets les plus attendus qui permettront à la ville, dont le territoire ne cesse d’accroître, de disposer de ce moyen de transport notamment avec l’organisation des Jeux méditerranéens Oran 2021, qui seront très bénéfiques pour le développement de la wilaya. La conjoncture actuelle a pesé donc lourdement sur la décision des hauts responsables de l’Etat, avec ces réductions touchant les répartitions du budget de l’année et qui obligeront les responsables de la wilaya à faire avec les moyens du bord pour garantir l’avancement et la gestion des projets. Une lourde tâche qui pourra se refléter négativement sur la roue du développement surtout pour les quartiers qui sont toujours en attente d’une réelle prise en charge. Le tracé de cette extension, qui traversera le tronçon du Chemin de wilaya 75, fera le bonheur également des habitants de Belgaïd et Bir El Djir qui souffrent du manque de moyens de transport. Sur le volet technique, l’extension du tramway vers Bir El-Djir consiste en deux lignes A et B. La première s’étendra sur 9 km linéaire et comprend 12 stations, 6 sous-stations, 3 parcs-relais. Son itinéraire prend départ de l’USTO pour arriver à Belgaïd, en passant par le boulevard Pépinière, haï El-Moustekbel, El Akid Lotfi, le Centre des conventions, haï Khemisti, hôpital pédiatrique et le rond-point de Canastel, Nakhla, El Fadjr et le parc de Belgaïd. Les différents points noirs qui pouvaient entraver l’avancement des travaux d’extension, vont être pris en charge pour libérer la voie aux engins. Des ponts et des trémies seront réalisés pour une circulation fluide et éviter ainsi les tracas enregistrés au sein du tissu urbain. Il est question, d’autre part, d’un élargissement de la voirie vers Belgaïd, une plateforme étant réservée pour le tramway de 13 km depuis le rond-point de Canastel jusqu’à l’intersection avec le tracé de la ligne B. Quant à l’autre ligne, en l’occurrence, université d’Es-Sénia-aérogare internationale Ahmed-Ben Bella-Es-Sénia s’étend sur 4 km.

Le train Oran-Arzew, la semaine prochaine sur les rails
Le ministre Boudjemaâ Talai a visité à Arzew le projet du train Oran-Arzew qui sera mis en service la semaine prochain, après un retard de trente ans. Cette gare ferroviaire construite de façon moderne permettra de relier la ville d’Arzew à Oran en desservant plusieurs communes, notamment Gdyel. La desserte s’effectuera sur une distance de près de 34 km à destination d’El Mohgoun, puis Arzew-ville. Après la concrétisation de la dernière phase du projet, à savoir la liaison El Mohgoun-Arzew, et la résolution du litige avec les 4 fermes qui se trouvaient sur le tracé des rails, le train est pratiquement fin prêt pour siffler après de longues années d’attente. Ce projet a coûté, rappelons-le, 4,7 milliards de dinars et a connu de nombreuses contraintes d’ordre technique et juridique, notamment les procédures d’expropriation à l’origine du retard accusé dans l’aboutissement de ce projet. Ce train de banlieue démarrera avec 4 wagons et assurera le transport de 600 à 800 voyageurs/jour, ainsi que le transport de marchandises.

La ligne maritime Oran-Aïn Turck relancée

Après un retard d’un an, la liaison maritime entre le port d’Oran et la commune côtière d’Aïn El-Turck sera bientôt opérationnelle en prévision de la saison estivale. Le ministre s’est enquis de l’avancement des préparatifs. Cette opération, qui a pour objectif de faciliter la circulation au profit des estivants, facilitera la destination Oran et sa corniche qui attire en été des millions d’estivants venus de toutes les wilayas et même de l’étranger. L’année dernière en cette même période, le projet avait été presque officialisé par le wali, avant que des entraves ne bloquent sa concrétisation. A Alger, l’initiative a suscité un grand engouement de la part des citoyens qui ont sollicité les navettes, chose qui a créé une anarchie, surtout que les responsables n’étaient pas tout à fait prêts à absorber ce rush. Des lacunes que le ministère doit corriger dans le projet d’Oran et celui de Mostaganem qui est en étude.