En pleins préparatifs des Jeux méditerranéens de 2021, la ville d’Oran procède à des opérations d’aménagement des espaces publics. Certaines opérations sont à saluer, mais d’autres méritaient d’être mieux préparées.

Car aménager, c’est bien, mais entretenir et veiller sur l’aspect esthétique, c’est mieux, à l’image des fontaines qui, jadis, égayaient les ronds-points et les placettes publiques, qui restent à sec depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Une tournée nous a permis de constater le laisser-aller et l’insouciance des responsables des secteurs urbains de l’APC d’Oran. Ces derniers ne prennent plus la peine d’activer le jet d’eau censé être opérationnel tout au long de la journée, à l’instar de celui situé en face des sièges de la wilaya et celui de la direction de l’Education, qui demeure l’exception, peut-être grâce à son emplacement. Pour les autres fontaines, le constat est amer, notamment celle de la mythique place 1er-Novembre-1954 (ex-place d’Armes) qui demeure l’un des endroits les plus sollicités par les Oranais et les visiteurs de la ville. Mais l’état navrant du symbole d’Oran reflète le manque de « professionnalisme » des responsables de la plus grande commune du pays. Cette placette, aménagée parallèlement avec les travaux du tracé du tramway, se trouve actuellement délaissée sans entretien. Sur place, on a pu découvrir de près l’ampleur des défaillances avec des jets d’eau à sec, depuis longtemps. Un agent de propreté nous a affirmé qu’il a rarement vu ces jets d’eau fonctionner. « Moi je ne fais qu’obéir aux ordres. Ces bassins sont devenus aussi sales que les autres endroits de la placette», dira-t-il. Il y a quelques semaines, l’un des bassins de la placette, qui subit une opération d’aménagement vers l’hôtel Châteauneuf, a été transformé en bac pour y planter des fleurs, ce qui confirme que les décisions sont prises sans concertations. La situation est grave, lorsqu’on sait que la ville accueille chaque été des millions de visiteurs, d’où la nécessité de l’entretien de ces fontaines. Du côté de l’APC on a sans doute des explications à ces défaillances, mais cela ne justifie pas l’état piteux dans lequel se trouvent ces fontaines sur lesquelles, pourtant on a misé pour donner une seconde jeunesse à la ville.