Lancée au début de ce mois de février, l’opération d’installation des commissions de wilaya, relevant de la Haute instance indépendante de surveillance des élections, a touché, dimanche, la wilaya d’Oran, où une délégation d’Alger est arrivée pour l’installation des 12 membres de l’instance.

Fetni Manar, représentante du président de la HIISE, a présidé la cérémonie d’installation officielle.

Les 6 magistrats et les 6 représentants de la société civile, appelés compétences nationales, dont Kada Chafi et Mohamed Hansal, composent cette commission spéciale qui a pris comme siège, la bibliothèque d’Es-Seddikia. C’est désormais le premier pas pour le contrôle de cette échéance électorale, qui, il faut dire, bat déjà son plein, avec des partis politiques qui se sont lancés dans une course contre la montre afin de préparer leurs listes. Selon le président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), Abdelwahab Derbal, « le fait de constitutionnaliser et de doter la HIISE d’une loi organique est à même de renforcer la transparence de l’opération électorale », avait-il déclaré en marge d’une conférence au Conseil de la nation intitulée « La Haute instance indépendante de surveillance des élections : entre exigences de transparence et nécessité de diffusion de la culture électorale ». M. Derbal a précisé que la composition de l’instance (magistrats et compétences nationales) « dénote de l’implication du citoyen dans la gestion des affaires publiques ». Dans ce contexte, le conférencier a évoqué les prérogatives de l’instance qui couvrent toutes les étapes de l’opération électorale (avant, pendant et après le scrutin), ainsi que d’autres prérogatives fixées par la Constitution. La loi organique attribue à l’instance 11 prérogatives avant le début de l’opération électorale, parmi lesquelles, « s’assurer des agents chargés des opérations électorales, des listes de candidatures, de la non-utilisation des biens de l’Etat au profit des candidats ou des partis et de la préparation de l’opération électorale », a-t-il souligné. Les prérogatives de la HIISE s’étendent à l’accompagnement de l’opération électorale, à travers six prérogatives portant sur « l’organisation de l’opération électorale, à partir de l’ouverture des urnes jusqu’à la fin du dépouillement », ainsi qu’à d’autres prérogatives qui concernent l’étape qui suit le dépouillement, à savoir la réception des procès-verbaux, a ajouté M. Derbal. En plus de ces prérogatives, la loi organique relative à la HIISE, a attribué « des prérogatives générales » définies dans ses articles 15 à 24. Il est à rappeler que la HIISE, qui est composée de 410 membres, dont 205 magistrats proposés par le Conseil supérieur de la magistrature, et 205 autres (la moitié) représentés par des compétences nationales indépendantes, choisies parmi la société civile, avait tenu sa première réunion le 22 janvier dernier. En outre, la HIISE a été chargée, en vertu de la Constitution, de veiller en toute indépendance, à la consolidation de la crédibilité des élections et d’assurer leur transparence et leur régularité, depuis le début de la convocation du corps électoral jusqu’à la proclamation des résultats provisoires du scrutin. La HIISE dispose également de larges pouvoirs, dont notamment, celui de demander au Parquet la réquisition de la force publique ou de le saisir de faits constatés susceptibles de revêtir un caractère pénal.