« L’Algérie abritera les 10 et 11 de décembre 2017, à Oran, une importante conférence africaine sur la lutte contre le terrorisme en Afrique, organisée conjointement avec le Conseil de paix et de sécurité et la Commission de l’Union africaine », a annoncé le Premier ministre Ahmed Ouyahia au 5e sommet Union africaine-Union européenne (UA-UE).

Il a annoncé également que notre pays abritera les 13 et 14 décembre 2017 à Constantine, une importante conférence africaine consacrée au rôle de la femme dans la médiation en relation avec la lutte contre la radicalisation et le terrorisme. A ces deux rendez-vous, a-t-il indiqué, seront présents tous les pays membres de l’Union africaine ainsi que les représentants de différentes organisations et institutions régionales et internationales. Ils se présentent comme la suite de la participation algérienne au sommet d’Abidjan durant lequel l’Algérie a présenté un document consacré à son engagement « dans la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme en Afrique ».
«L’Algérie a constamment œuvré à la sensibilisation et à la mobilisation africaine contre ce danger et a contribué à la mise en place de l’architecture africaine de lutte contre le terrorisme», a expliqué le Premier ministre. Cette contribution, a-t-il poursuivi, «s’est matérialisée par un travail politique et diplomatique constant, au sein de toutes les instances de l’OUA/UA, comme au sein des autres instances internationales, de sensibilisation sur la nature réelle du terrorisme, des dangers et menaces qu’il véhicule et de la nécessité de le combattre individuellement et collectivement par des moyens légaux et par la mise en place, à cette fin, de nouveaux instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux ».
L’Algérie, a rappelé M. Ouyahia, a été l’initiatrice de l’adoption de la Convention africaine sur la Prévention et la lutte contre le terrorisme (1999), du Protocole additionnel à cette convention, destiné à cadrer cet instrument aux nouvelles exigences de la lutte anti-terroriste (2004). Elle a contribué à la mise en place du Centre africain d’Etudes et de recherche sur le terrorisme (CAERT), ainsi qu’à la mobilisation africaine et internationale pour la criminalisation du financement du terrorisme et de l’exigence d’interdiction du paiement des rançons. L’Algérie a également participé à la création, en 2011, du Forum mondial de Lutte contre le Terrorisme (FMLT/GCTF) et a coprésidé avec le Canada son groupe de travail sur la région du Sahel ainsi que de son Groupe Afrique de l’Ouest. Outre cela, il y a eu l’adoption par ce Forum du Mémorandum d’Alger sur les bonnes pratiques en matière de lutte contre le financement du terrorisme, et l’utilisation de ce document comme référence, y compris par le Conseil de Sécurité des Nations unies. Selon le Premier ministre Ahmed Ouyahia, ce Mémorandum est un important document qui encadre l’action future de l’Afrique en matière de prévention de la radicalisation et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme. Il repose sur le constat que l’Afrique est elle aussi la cible d’un terrorisme en expansion. «Le terrorisme progresse et menace un nombre croissant de pays en Afrique. C’est un domaine où la globalité de la menace portée par ce phénomène impose à la communauté internationale en général et à nos pays respectifs plus de concertation et de coopération», a-t-il prévenu.