La production aquacole à Oran a atteint 352 tonnes durant le premier trimestre 2018, a-t-on appris du directeur de la Pêche et des ressources halieutiques de la wilaya M. Mohamed Bengrina. Selon notre interlocuteur, cette production s’est considérablement améliorée par rapport à l’année dernière et durant la même période, où 220 tonnes de daurade et de loup de mer ont été produits à travers les trois fermes aquacoles de la capitale de l’Ouest.

Notons que la wilaya d’Oran enregistre de plus en plus d’engouement de la part d’investisseurs pour l’aquaculture. Dans ce cadre, deux projets ont été approuvés à Mers El Hadjadj et Kristel, alors que cinq autres futures fermes sont en attente d’affectation d’un terrain de la part de la
Direction des biens de l’Etat. Si ces projets sont concrétisés à l’avenir, le nombre de fermes aquacoles à Oran atteindra une dizaine dans les années à venir, ce qui se répercutera positivement sur la production aquacole et permettra de créer de nouveaux emplois. Par ailleurs, la 6e édition «Ports et barrages bleus» organisée à Oran, a permis la collecte de près de 4 tonnes de détritus, dont 1 750 kg au port Oran et 1 550 au port Arzew. Notons que cette campagne a vu la participation de 550 participants et plusieurs associations. Dans ce cadre, plusieurs activités ont été organisées, ainsi que des ateliers pour les enfants. Cet événement a montré encore une fois l’attachement des Oranais pour la mer et à sa préservation. L’opération «Ports et barrages bleus» s’articule autour de trois axes dont le premier est relatif aux activités et animations en relation directe avec la préparation des différentes campagnes de production (pêche de sardine et thon rouge), ainsi que la présentation des activités de la pêche et de l’aquaculture. Le deuxième axe porte sur les activités et animations relatives à l’entretien et la préservation des milieux et les espaces professionnels, en plus de la présentation des activités des associations de protection des milieux aquatiques de pêcheurs artisans et nettoyage des infrastructures. Le 3e axe a trait aux activités et animations à développer en association avec les secteurs du tourisme, de l’artisanat, les transports et l’environnement, entre autres.

Cap sur le développement du secteur de la pêche
Le directeur général de la pêche au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Taha Hamouche, a insisté sur l’impératif de développer la filière pêche et aquaculture en faveur de l’économie nationale, tout en soulignant l’importance de valorisation des infrastructures sectorielles, ainsi la préservation de la biomasse halieutique.
M. Hamouche a indiqué que cette opération vise à développer la pêche et l’aquaculture à travers la valorisation et l’intégration des ports et activités de la pêche dans le développement socio-économique. Elle vise également à mettre en place des mesures de lutte contre les différentes formes de pollution dans les ports et les barrages et toutes autres zones de pêche. Le responsable a appelé les professionnels à saisir les opportunités d’investissement dans ces espaces qui, a-t-il dit, contribuent à la «création d’emplois et de richesse à travers les activités économiques et métiers de la mer », rappelant qu’un décret présidentiel, instituant une Zone économique exclusive (ZEE) au large des côtes algériennes a été publié en avril dernier au Journal Officiel. « Nous œuvrons à faire connaître et développer les économies liées à la mer, les ports et barrages, entre autres, qui constituent des espaces pour bâtir une économie bleue », a expliqué le responsable. Par ailleurs, il a relevé l’importance de «sensibiliser les citoyens et les professionnels du secteur sur les questions en rapport avec l’environnement», invitant, les acteurs du secteur halieutique à investir dans les espaces marins et aquatiques, les ports et barrages.