Après plusieurs années de blocage et d’innombrables alertes lancées par la presse et les associations spécialisées, le problème épineux des déchets hospitaliers entassés depuis 10 ans au niveau de l’hôpital d’Oran (CHUO) semble trouver enfin un dénouement.

En effet, l’administration vient d’annoncer, via un communiqué de presse, que le CHUO vient d’accorder le marché à une entreprise spécialisée de l’est du pays. Il faut dire que le directeur de l’hôpital du Plateau a réussi, au bout de quelques mois de travail, à se débarrasser de ce problème qui a fait parler de lui, surtout que près de 300 tonnes de déchets dangereux pour la santé, générées par les différents services de l’hôpital, constituaient un véritable casse-tête pour la direction de la santé et celle de l’hôpital. Cette désignation, qui prendra effet dans les dix jours qui viennent, sonnera la fin de ce problème scandaleux, puisque l’entreprise choisie devra assurer l’opération de traitement adéquat des déchets aux normes mondialement connues. Une énorme quantité de déchets hospitaliers est entassée depuis des années au niveau de l’ex-jumenterie, en face de l’une des sorties du Centre hospitalo-universitaire d’Oran. Un problème que les directions de cet établissement hospitalier n’ont pas réussi à cerner, car le traitement des déchets hospitaliers constitue un véritable casse-tête, au niveau de la capitale de l’Ouest, surtout que ces déchets font courir un grand risque sur l’environnement, étant donné qu’ils sont composés généralement de seringues, d’objets tranchants en tous genres, de sang, de placentas et autres déchets anatomiques, chimiques et pharmaceutiques. Le chargé de communication de cet établissement est revenu sur ce problème, en affirmant qu’il perdure depuis 2008. Selon notre interlocuteur, il existe une seule entreprise agréée à Oran par le ministère de l’Environnement, disposant d’un incinérateur qui ne peut pas traiter une grande quantité de déchets issue des hôpitaux et des cliniques privées à Oran. Ces dernières années, selon lui, l’hôpital a lancé un appel d’offres pour choisir une entreprise de traitement de ces déchets. Il s’est avéré que l’entreprise choisie n’est pas agréée et a jeté selon notre interlocuteur les déchets en plein air. Ce qui a poussé l’administration à recharger ces déchets et les stocker à l’ex-jumenterie, en attente d’une solution durable à ce problème. Par ailleurs, ces derniers mois, un appel d’offres a été lancé et une société de l’est du pays a été choisie pour le traitement de 200 tonnes et remédier totalement à ce problème. Les procédures sont presque achevées, avec condition le traitement quotidien des déchets issus du CHUO. Cela permettra, selon notre interlocuteur, de remédier à ce problème définitivement. Notons que les risques associés aux déchets médicaux à risque s’adressent en premier lieu aux professionnels de la santé, aux personnels de maintenance, ou aux techniciens, évoluant dans les structures de soins. Les risques concernent également les personnes soignées dans les structures, n’importe quelle personne, pouvant être en contact avec ces déchets.