Ces dernières années, les parents ont pris l’habitude de ne pas attendre les derniers jours du mois de Ramadhan pour l’achat de tenues à leurs enfants. Durant ces journées ramadhanesques, les magasins spécialisés dans la vente de vêtements sont pris d’assaut.

Faible pouvoir d’achat oblige, les clients veulent éviter les prix trop exagérés qui seront proposés vers la fin de Ramadhan. Ce rush avait commencé selon les vendeurs avant le mois sacré. «Les parents craignant une montée fulgurante des prix ont donc décidé d’anticiper», nous dira un commerçants de la rue Larbi-Ben-M’hidi au centre-ville. Cette rue avec celle de Mohamed-Khemisti, Choupôt, El Akid-Lotfi et, bien évidemment, M’dina J’dida, sont les destinations les plus prisées au vu des nombreux magasins qui y exercent. L’ambiance de l’Aïd est déjà là, et les tournées des parents sont parfois longues et épuisantes. Pour les petites bourses, il faut faire face aux exigences des enfants, d’un côté, et savoir négocier les prix, de l’autre, espérant s’en sortir avec un minimum de dépenses. Une prudence qui en dit long sur les craintes des ménages face à la cherté de la vie. D’autant que la plupart des vendeurs de vêtements profitent de cette période, bénéficiant de l’anarchie du secteur et l’impassibilité de ses responsables, pour frapper un grand coup et récolter le maximum de bénéfices. «J’ai déjà acheté pour mes garçons leurs vêtements de l’Aïd, il me reste les filles. Les prix des robes sont trop élevés, et si tu cherches un ensemble moins cher, tu dois accepter sa mauvaise qualité, ma course est encore longue», nous dira une mère de famille.