Les dernières pluies, pourtant très attendues, ont, malheureusement, une fois de plus, mis à nu les défaillances et le travail bâclé des responsables du secteur à Oran. Quelques heures d’averses ont, en effet, suffi pour inonder la ville, qui n’a toujours pas su se débarrasser des dangers de ces intempéries, en dépit des stratégies médiatisées chaque année.

Cette période de l’année est synonyme de tracas avec le spectre des inondations qui met tout une ville en danger. Jeudi dernier, plusieurs cas d’inondation ont été signalés, même au niveau des cités récemment livrées. A titre d’exemple, le rond-point du «Palais d’or» a été inondé, une partie de la trémie de l’Ensep a été submergée par les eaux. Sur la RN02, plus exactement à El Hassi, ainsi que sur la route du port, des affaissements de terrain ont été causé par les eaux pluviales. Au centre-ville, les égouts étaient totalement bouchés. Les citoyens ont tenté tant bien que mal d’évacuer les eaux stagnées. A l’est de la ville, dans la nouvelle cité de Belgaïd, les blocs et les routes ont été submergés par les eaux. Chaque année, les Oranais s’interrogent sur la stratégie menée par les responsables locaux, pas seulement au niveau de la commune d’Oran, mais à travers toutes les autres communes de la wilaya qui souffrent du même problème. En premier lieu, la plus facile des missions, en l’occurrence le curage des avaloirs, dont la plupart sont pleins d’ordures cumulées durant la saison estivale. Ce curage reste la première cause des inondations que connaît Oran dès les premières averses. Nos responsables ont mis le paquet cette année encore afin de faire face aux inondations et de grandes sommes ont été débloquées pour éviter à la ville des scénarios pareils, mais sur le terrain, la ville se noie au bout de quelques gouttes de pluie. Dans cette ville, qui vise la métropolisation, l’alerte est déclenchée à chaque averse. Les grandes artères sont bloquées, les demeures submergées par les eaux, les éléments de la Protection civile s’activent et les responsables de la wilaya assurent que la situation est sous contrôle et qu’un plan spécial est mis en place afin d’y faire face, c’est pratiquement le feuilleton de chaque saison hivernale. Mais de qui se moque-t-on ? Les Oranais savent pertinemment qu’avec cette politique de laisser-aller et les marchés des travaux publics attribués à des entreprises incompétentes, la situation ne va guère évoluer. Ce n’est pas avec des petits travaux de « relooking » que la ville d’Oran sera épargnée par le spectre des inondations qui font des dégâts, alors que les principales causes sont toujours les mêmes, le réseau d’évacuation des eaux pluviales est défectueux, pour une raison ou pour une autre. Nos responsables doivent auparavant penser que l’hiver est synonyme de tracas et submersion, et c’est durant l’été que les travaux de la remise à niveau de ces réseaux défectueux doivent être réalisés. Malheureusement, certains responsables courent derrière des initiatives inutiles et négligent les affaires d’intérêt général.