Le quartier de Kouchet El Djir à Oran a vécu le drame dans la journée de jeudi, vers 1h du matin. Un éboulement de terrain au niveau d’une zone appelée terrain Ghazal a fait un mort et deux blessés.

Une jeune fille, âgée de 19 ans, est morte ensevelie sous les décombres après écroulement d’une grosse pierre sur des habitations de fortune. Tout le quartier était en alerte, jeudi et vendredi. Impossible d’avoir accès au lieu où s’est produit le drame. Le quartier de Kouchet El Djir comporte des habitations de fortune construites en cascades. De loin, il est vite repéré par les amas de parpaing et des plaques de tôle tenues sur le flanc de la montagne. Les habitants se déplacent dans cette zone à dos d’âne. Certains d’entre eux logent dans des grottes malgré les risques d’éboulement qui les guettent à tout moment. Les agents de la Protection civile étaient sur place pour apporter secours aux familles sinistrées. La dépouille de la victime n’a pu être retirée des décombre que vers 11h du matin, l’accès à cette habitation a été très difficile, voire impossible. Les parents de la victime, le père âgé de 45 ans et la mère âgée de 38 ans, blessés aux membres inférieurs ont été évacués vers l’hôpital. Les quatre familles dont les habitations ont été enterrées suite à l’écroulement de cette grosse pierre ont pu se sauver à temps. Elles ont été relogées en urgence après cet incident grave.
Le wali d’Oran s’est déplacé, jeudi, à l‘hôpital pour rendre visite aux parents de la victime. Après ce drame, les habitants de Kouchet El Djir, un bidonville considéré comme le plus ancien avec celui des Planteurs et Ras El Aïn » ne se sentent pas à l’abri. Ils vivent actuellement avec la peur au ventre qu’un autre éboulement se produise en cette période de pluies.
Oran compte près de 41 000 constructions illicites, localisées dans ces trois bidonvilles et dont les habitants attendent d’être relogés. Le drame a ébranlé la ville, l’information s’est propagée comme une traînée de poudre dans la population et sur les réseaux sociaux. Pour rappel, Oran enregistre souvent des glissements de terrain, surtout près du centre-ville, l’effondrement survenu au ravin blanc il y a quelques années, celui d’El Hamri, sont toujours dans les esprits.